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PostePublic
FP d'État Cat. AEmploi ouvert aux titulaires et aux contractuelsIl y a 2 jours

Doctorant(e) - "Vers un bâtiment low-tech : caractériser et réduire les dépendances liées à ...

Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne (ouvre un nouvel onglet) — Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne

Localisation
Loire (42), France (42)
Télétravail
Oui
Management
Non
Niveau d'études
Niveau 7 Master/diplômes équivalents
Publication
23 octobre 2026
Date limite
5 novembre 2026
Domaine
Aménagement et développement durable du territoire

Missions principales

Présentation du sujet Le changement climatique met en lumière, comme l'a fait auparavant la crise COVID, les vulnérabilités et liens de dépendance généralisée de nos modes de vie envers les infrastructures, les chaînes de valeur, et modes d'organisation économique et technique, éléments souvent déconnectés de l'usager final, de ses besoins et des conditions d'occupation. Pour le secteur du bâtiment, Cimerman (2023) évoque une tendance depuis plusieurs décennies de « simplification cartésienne » de la conception et de l'opération du bâti. Celle-ci se traduit notamment par le développement d'un imaginaire de « bâtiment-machine », se traduisant par une superposition d'éléments techniques complexes (chauffage, ventilation, climatisation), susceptibles d'être pilotés au travers d'outils informatiques et d'une gestion centralisée optimisée (Cimerman, 2023). Face aux enjeux posés par le changement climatique, deux voies opposées d'adaptation du bâti se dessinent. La première, actuellement dominante, consiste à prolonger cet imaginaire de « bâtiment-machine », rationalisable, mesurable et optimisable, et ce notamment au travers du développement du « smart-building ». Cette approche technosolutionniste apporte des réponses clés-en-main (capteurs, outils de pilotage centralisés, etc.) aux gestionnaires et usagers de bâtiments. Néanmoins, elle présente certains défis pour leur maintenance et leur entretien. Nous pouvons citer le recours massif aux nouvelles technologies, coûteuses, complexes, rapidement obsolètes et dont la fabrication repose en grande partie sur des ressources finies. Cela pose de plus les questions centrales des compétences, de la délégation du savoir et des outils associés à des opérateurs experts externes. En contrepoint à la première voie, une seconde approche, encore marginale, émerge : celle d'un « bâtiment low-tech ». Popularisée ces dernières années en France par Philippe Bihouix (Bihouix, 2014), la low-tech questionne le rapport à la technologie et aux différentes formes de dépendances qu'elle génère (Tanguy et al., 2023). Dans le secteur du bâtiment, l'application de cette démarche renvoie souvent à la dépendance à la ressource (énergie et matière) : repenser les usages, l'origine des matériaux (réemployés, biosourcés) ou encore la simplicité de l'équipement utilisé. Bien que nécessaires, ces travaux s'intéressent pourtant peu à d'autres formes de dépendances associées à la technique, au titre desquelles nous pouvons citer la dépendance aux savoirs et aux formes d'organisation sociale et économique qui conditionnent l'adéquation, la pérennité et l'efficacité des solutions proposées. [...] Pour en savoir plus : https://institutminestelecom.recruitee.com/o/doctorante-vers-un-batiment-low-tech-caracteriser-et-reduire-les-dependances-liees-a-la-maintenance-et-a-lentretien-du-bati-face-au-changement-climatique

Compétences attendues

Présentation du sujetLe changement climatique met en lumière, comme l'a fait auparavant la crise COVID, les vulnérabilités et liens de dépendance généralisée de nos modes de vie envers les infrastructures, les chaînes de valeur, et modes d'organisation économique et technique, éléments souvent déconnectés de l'usager final, de ses besoins et des conditions d'occupation. Pour le secteur du bâtiment, Cimerman (2023) évoque une tendance depuis plusieurs décennies de « simplification cartésienne » de la conception et de l'opération du bâti. Celle-ci se traduit notamment par le développement d'un imaginaire de « bâtiment-machine », se traduisant par une superposition d'éléments techniques complexes (chauffage, ventilation, climatisation), susceptibles d'être pilotés au travers d'outils informatiques et d'une gestion centralisée optimisée (Cimerman, 2023).Face aux enjeux posés par le changement climatique, deux voies opposées d'adaptation du bâti se dessinent. La première, actuellement dominante, consiste à prolonger cet imaginaire de « bâtiment-machine », rationalisable, mesurable et optimisable, et ce notamment au travers du développement du « smart-building ». Cette approche technosolutionniste apporte des réponses clés-en-main (capteurs, outils de pilotage centralisés, etc.) aux gestionnaires et usagers de bâtiments. Néanmoins, elle présente certains défis pour leur maintenance et leur entretien. Nous pouvons citer le recours massif aux nouvelles technologies, coûteuses, complexes, rapidement obsolètes et dont la fabrication repose en grande partie sur des ressources finies. Cela pose de plus les questions centrales des compétences, de la délégation du savoir et des outils associés à des opérateurs experts externes.En contrepoint à la première voie, une seconde approche, encore marginale, émerge : celle d'un « bâtiment low-tech ». Popularisée ces dernières années en France par Philippe Bihouix (Bihouix, 2014), la low-tech questionne le rapport à la technologie et aux différentes formes de dépendances qu'elle génère (Tanguy et al., 2023). Dans le secteur du bâtiment, l'application de cette démarche renvoie souvent à la dépendance à la ressource (énergie et matière) : repenser les usages, l'origine des matériaux (réemployés, biosourcés) ou encore la simplicité de l'équipement utilisé. Bien que nécessaires, ces travaux s'intéressent pourtant peu à d'autres formes de dépendances associées à la technique, au titre desquelles nous pouvons citer la dépendance aux savoirs et aux formes d'organisation sociale et économique qui conditionnent l'adéquation, la pérennité et l'efficacité des solutions proposées.[...] Pour en savoir plus : https://institutminestelecom.recruitee.com/o/doctorante-vers-un-batiment-low-tech-caracteriser-et-reduire-les-dependances-liees-a-la-maintenance-et-a-lentretien-du-bati-face-au-changement-climatique

Profil attendu

Formation : Bac +5 en ingénierie généraliste, sciences de l'environnement, génie civil ou énergétique du bâtiment, géographie/aménagement, ou discipline connexe. Une formation ou une sensibilité aux sciences humaines et sociales (sociologie des techniques, STS, économie de la fonctionnalité) serait un plus. Compétences requises : Méthodes qualitatives : conduite et analyse d'entretiens semi-directifs, observation de terrain, analyse de corpus documentaires. Analyse systémique et prospective : capacité à représenter un système sociotechnique, à construire et instruire des scénarios. Connaissance du bâtiment : compréhension du fonctionnement technique du bâti et de ses équipements, et des logiques d'exploitation et de maintenance. Traitement de données : aisance avec des données hétérogènes issues de sources variées ; la maîtrise d'outils de traitement (R, Python) ou de SIG (QGIS) serait appréciée. Gestion de projets : aptitude à structurer et mener des phases de projet de manière autonome, en articulation avec deux autres doctorants du projet. Langue : français courant et anglais opérationnel (capacité à lire des publications techniques et scientifiques en anglais). Profil recherché : individus responsables, proactifs, et dotés d'un esprit analytique, capables de faire preuve de rigueur scientifique. Personnes dynamiques, motivées par les enjeux environnementaux et par le questionnement critique de la technique. Capacité d'adaptation, goût pour le travail interdisciplinaire et collaboratif avec des acteurs variés.

Conditions d'exercice

Pour en savoir plus : https://institutminestelecom.recruitee.com/o/doctorante-vers-un-batiment-low-tech-caracteriser-et-reduire-les-dependances-liees-a-la-maintenance-et-a-lentretien-du-bati-face-au-changement-climatique

Informations complémentaires

Date limite de candidature : 15/11/2026 🔗 Les dossiers de candidature (CV, lettre de motivation, notes du parcours académique des deux dernières années, contact d’au moins une personne référence (tuteur stage master par exemple), travaux de recherches (mémoire recherche de master, communication académique,…), une ou deux lettres de recommandation sont à déposer sur la plateforme RECRUITEE : https://institutminestelecom.recruitee.com/o/doctorante-vers-un-batiment-low-tech-caracteriser-et-reduire-les-dependances-liees-a-la-maintenance-et-a-lentretien-du-bati-face-au-changement-climatique ou envoyer votre dossier à à Jonathan VILLOT ([email protected]) et Audrey TANGUY ([email protected]) et mettre en sujet du mail : « Candidature thèse 2026_PERENNIS_ NOMFAMILLE » Prise de poste envisagée : 1er février 2027 Dans le cadre de sa politique Égalité, Diversité et Inclusion, l’École des Mines de Saint Etienne est un employeur soucieux de l’équité de traitement entre les candidatures. ℹ️ Informations complémentaires Directeur de thèse : Jonathan VILLOT Co-encadrant de thèse : Audrey TANGUY Projet de rattachement : PERENNIS Pour en savoir plus : https://institutminestelecom.recruitee.com/o/doctorante-vers-un-batiment-low-tech-caracteriser-et-reduire-les-dependances-liees-a-la-maintenance-et-a-lentretien-du-bati-face-au-changement-climatique

Métier de référence

Chargée / Chargé de projet d'aménagement

Comprendre ce poste

Ce poste est un contrat doctoral portant sur la conception et l'exploitation des bâtiments face au changement climatique, dans une logique de réduction des dépendances aux infrastructures techniques complexes. Il s'inscrit dans un courant de recherche qui interroge la tendance à concevoir le bâtiment comme une machine pilotée de manière centralisée, et explore une voie alternative, plus sobre et plus proche des usages. Les travaux visent à éclairer les choix d'aménagement et de conception du bâti, qui ont des effets durables sur la résilience des usagers et des territoires. La dimension de recherche appliquée contribue ainsi à nourrir les réflexions des acteurs publics et privés de la construction.

Le recrutement dans ce cadre

Le recrutement s'effectue sur un emploi ouvert aux titulaires comme aux contractuels, en catégorie A de la fonction publique d'État, ce qui correspond à un niveau de qualification élevé. Le doctorat est un contrat de durée limitée, dont l'issue naturelle est une soutenance de thèse, puis une insertion vers la recherche publique, l'enseignement supérieur ou l'expertise dans les bureaux d'études et collectivités.

Conseils pour candidater

  • Mettez en avant votre sensibilité aux sciences humaines et sociales : un exemple concret de travail sur les usages, les techniques ou l'économie de la fonctionnalité renforcera votre dossier au-delà du seul profil technique.
  • Démontrez votre pratique des méthodes qualitatives (entretiens semi-directifs, observation, analyse documentaire) à travers des expériences précises, en précisant le terrain, le volume et les résultats obtenus.
  • Préparez une esquisse de problématique de thèse qui articule la question des dépendances techniques et celle de l'adaptation du bâti, en identifiant les outils d'analyse systémique que vous mobiliseriez.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. 2026-2430535Fonction publique d'État

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