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PostePublic
FP d'État Cat. ARecherche & InnovationIl y a 1 mois

L’intelligence artificielle appliquée à la microscopie électronique en transmission (H/F)

CNRS (ouvre un nouvel onglet) — CNRS

Localisation
Hauts-de-Seine (92), France (92)
Niveau d'études
Niveau 7 Master/diplômes équivalents
Publication
24 juillet 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Sujet de thèse : Depuis plusieurs années, les nanoparticules (NP) se sont imposées comme la base de nouvelles classes de matériaux dont les propriétés opèrent une rupture scientifique et technologique avec leurs parents3D. Parmi toutes les techniques d’analyse de ces objets de taille infiniment petite, la microscopie électronique en transmission (MET) est l’une des plus adaptées car elle permet des études structurales et chimiques avec une précision inégalée. Toutefois, le MET génère des images présentant un rapport signal/bruit, un contraste et une résolution spatio-temporelle dégradés, qui nuisent à la quantification et à l'interprétation fiable des données. De plus, l'extraction d'informations structurales à partir de ces images repose sur une acquisition manuelle qui ne permet pas une analyse statistique des données introduisant un biais humain au stade du post-traitement. Récemment, l’avènement d'algorithmes d'intelligence artificielle (IA) type "machine learning" ou "deep learning" a montré des performances exceptionnelles dans les tâches de classification visuelle. Ces nouvelles techniques se sont avérées révolutionnaires dans un certain nombre de domaines et on peut s'attendre à ce qu'elles aient un impact similaire sur la microscopie électronique. Ainsi, depuis quelques années, le LEM a développé une activité de recherche dans ce domaine émergent [1-3]. L’objectif général de cette thèse sera de développer un cadre unique basé sur des algorithmes de « deeplearning» pour la microscopie in situ en milieux gazeux et liquide permettant l'acquisition et l'analyseautomatisée, à haut débit et en temps réel de séquences d'images MET. Notre approche consistera àconstituer un ensemble de données selon deux étapes. La première sera de générer par des simulationsà l’échelle atomique des configurations structurales de NPs qui reposent essentiellement sur unformalisme de type liaisons fortes intégré dans des codes de relaxations structurales de type DynamiqueMoléculaire ou Monte Carlo. La seconde étape consistera à simuler des images de MET à partir desconfigurations issues des calculs atomistiques incluant le bruit instrumental et les imperfections de l'optique du microscope. Cette base de données numériques sera ensuite intégrée dans de codes d’IA pour analyser les données expérimentales MET de NPs dans le vide, sous gaz ou encore en milieu liquide. Références : [1] D. Förster et al, Carbon (2020) [2] R. Moreau et al., npj Comp. Mat. (2026) [3] A. Moncomble et al., Ultramicroscopy (2025) Contexte : Créé en 1988, le LEM est une unité mixte de recherche CNRS-ONERA d’environ 25 personnes, regroupant des permanents de l'ONERA, du CNRS et de l'Université. Côté CNRS, l'unité est rattachée à l'Institut de Physique (INP), avec un rattachement secondaire à l'Institut de Chimie (INC). Côté ONERA, le LEM est une unité du département Matériaux et Structures (DMAS). Enfin, le LEM est dans le périmètre universi Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Compétences attendues

Sujet de thèse :Depuis plusieurs années, les nanoparticules (NP) se sont imposées comme la base de nouvelles classes de matériaux dont les propriétés opèrent une rupture scientifique et technologique avec leurs parents3D. Parmi toutes les techniques d’analyse de ces objets de taille infiniment petite, la microscopie électroniqueen transmission (MET) est l’une des plus adaptées car elle permet des études structurales et chimiques avec une précision inégalée. Toutefois, le MET génère des images présentant un rapport signal/bruit, un contraste et une résolution spatio-temporelle dégradés, qui nuisent à la quantification et à l'interprétationfiable des données. De plus, l'extraction d'informations structurales à partir de ces images repose sur une acquisition manuelle qui ne permet pas une analyse statistique des données introduisant un biais humain au stade du post-traitement. Récemment, l’avènement d'algorithmes d'intelligence artificielle (IA) type "machine learning" ou "deep learning" a montré des performances exceptionnelles dans les tâches de classification visuelle. Ces nouvelles techniques se sont avérées révolutionnaires dans un certain nombre de domaines et on peut s'attendre à ce qu'elles aient un impact similaire sur la microscopie électronique. Ainsi, depuis quelques années, le LEM a développé une activité de recherche dans ce domaine émergent [1-3].L’objectif général de cette thèse sera de développer un cadre unique basé sur des algorithmes de « deeplearning» pour la microscopie in situ en milieux gazeux et liquide permettant l'acquisition et l'analyseautomatisée, à haut débit et en temps réel de séquences d'images MET. Notre approche consistera àconstituer un ensemble de données selon deux étapes. La première sera de générer par des simulationsà l’échelle atomique des configurations structurales de NPs qui reposent essentiellement sur unformalisme de type liaisons fortes intégré dans des codes de relaxations structurales de type DynamiqueMoléculaire ou Monte Carlo. La seconde étape consistera à simuler des images de MET à partir desconfigurations issues des calculs atomistiques incluant le bruit instrumental et les imperfections de l'optiquedu microscope. Cette base de données numériques sera ensuite intégrée dans de codes d’IA pour analyser les données expérimentales MET de NPs dans le vide, sous gaz ou encore en milieu liquide.Références :[1] D. Förster et al, Carbon (2020)[2] R. Moreau et al., npj Comp. Mat. (2026)[3] A. Moncomble et al., Ultramicroscopy (2025)Contexte :Créé en 1988, le LEM est une unité mixte de recherche CNRS-ONERA d’environ 25 personnes, regroupant des permanents de l'ONERA, du CNRS et de l'Université. Côté CNRS, l'unité est rattachée à l'Institut de Physique (INP), avec un rattachement secondaire à l'Institut de Chimie (INC). Côté ONERA, le LEM est une unité du département Matériaux et Structures (DMAS). Enfin, le LEM est dans le périmètre universiVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil attendu

Contraintes et risques :

Conditions d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce poste de chercheur au CNRS porte sur l'intégration de l'intelligence artificielle à la microscopie électronique en transmission, un champ d'excellence français en nanotechnologies. Le quotidien consiste à développer des algorithmes d'apprentissage automatique pour améliorer l'analyse d'images microscopiques, réduire les bruits et biais d'interprétation, et extraire des données structurales fiables sur les nanoparticules. Cette fonction combine recherche fondamentale et innovation technologique, contribuant directement à lever les verrous actuels des matériaux nanostructurés.

Le recrutement dans ce cadre

Le CNRS recrute en catégorie A, offrant un statut de fonctionnaire avec les garanties et perspectives d'évolution typiques de la fonction publique d'État. Ce positionnement ouvre des chemins de progression vers des rôles d'encadrement ou de pilotage scientifique. Le recrutement suit les modalités propres au CNRS, basées sur l'excellence scientifique et l'adéquation du profil au projet de recherche.

Conseils pour candidater

  • Structurer le dossier autour de la complémentarité entre expertise en microscopie électronique (ou caractérisation) et maîtrise réelle des méthodes d'IA : montrer des publications ou projets concrets témoignant de cette double culture.
  • Documenter toute expérience d'automatisation d'analyses d'images ou d'optimisation de flux de données scientifiques, même en contexte académique ou industriel.
  • Préparer une vision claire du projet : identifier les défis métrologiques spécifiques qu'on souhaite résoudre et proposer une feuille de route réaliste d'implémentation.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. UMR104-RICGAT-002Fonction publique d'État

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