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PostePublic
FP d'État Cat. ARecherche & InnovationIl y a 1 mois

Doctorant sur l'étude des circuits neuronaux sous-jacent à l'empathie H/F

CNRS (ouvre un nouvel onglet) — CNRS

Localisation
Bas Rhin (67), France (67)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Publication
24 juillet 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Sujet de thèse : La capacité à percevoir les émotions d'autrui (l'empathie) a été proposée comme une fonction fondamentale de l'être humain. Néanmoins, d'importants travaux menés au cours des dernières années ont montré que ce phénomène — plus précisément, la contagion émotionnelle dans le cas des espèces non humaines — pourrait être conservé au cours de l'évolution (1–3). La manière dont le cerveau traite la perception des émotions d'autrui afin de produire une correspondance émotionnelle fait encore l'objet de recherches intensives et demeure l'un des défis majeurs pour comprendre comment ces mécanismes sont altérés dans plusieurs troubles neuropsychiatriques, tels que la dépression majeure, le trouble d'anxiété sociale et les troubles du spectre de l'autisme (4). Le domaine des neurosciences sociales a connu des avancées considérables au cours des dernières années. Cependant, il demeure fortement marqué par un biais en faveur de l'étude des émotions à valence négative, telles que la transmission sociale de la peur ou la perception des signaux de détresse et de douleur émis par autrui (5). Bien que ces fonctions cérébrales soient d'une importance majeure, l'apprentissage à partir d'informations à valence positive est tout aussi essentiel et, dans les faits, encore plus fréquent dans nos interactions quotidiennes. Pourtant, son étude a été largement négligée. Nous nous proposons de combler cette lacune et d'apporter des connaissances de pointe qui contribueront à traduire la recherche fondamentale en nouvelles stratégies thérapeutiques susceptibles d'améliorer la santé au sein de notre société. À cette fin, nous proposons un projet multidisciplinaire capable de relever ce défi en fournissant une compréhension novatrice, à l'échelle des circuits neuronaux, des mécanismes par lesquels le cerveau traite les états affectifs positifs d'autrui et les utilise pour orienter le comportement. 1. de Waal FBM, Preston SD. Mammalian empathy: behavioural manifestations and neural basis. 2017. Nature Reviews Neuroscience. DOI: 10.1038/nrn.2017.72 2. Carrillo M, Han Y, Migliorati F, Liu M, Gazzola V, Keysers C. Emotional Mirror Neurons in the Rat's Anterior Cingulate Cortex. 2019. Current biology. DOI: 10.1016/j.cub.2019.03.024 3. Keysers C, Gazzola V. Vicarious Emotions of Fear and Pain in Rodents. 2023. Affective science. DOI: 10.1007/s42761-023-00198-x 4. Henry JD, von Hippel W, Molenberghs P, Lee T, Sachdev PS. Clinical assessment of social cognitive function in neurological disorders. 2016. Nature Reviews Neurology. DOI: 10.1038/nrneurol.2015.229 5. Gachomba MJM, Esteve-Agraz J, Márquez C. Prosocial behaviors in rodents. 2024. Neuroscience and biobehavioral reviews. DOI: 10.1016/j.neubiorev.2024.105776 Contexte : La personne retenue intégrera l'Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives (INCI) à Strasbourg, un laboratoire propre du CNRS d'environ 140 personnes, au sein de l'équipe "Contr Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Compétences attendues

Sujet de thèse :La capacité à percevoir les émotions d'autrui (l'empathie) a été proposée comme une fonction fondamentale de l'être humain. Néanmoins, d'importants travaux menés au cours des dernières années ont montré que ce phénomène — plus précisément, la contagion émotionnelle dans le cas des espèces non humaines — pourrait être conservé au cours de l'évolution (1–3). La manière dont le cerveau traite la perception des émotions d'autrui afin de produire une correspondance émotionnelle fait encore l'objet de recherches intensives et demeure l'un des défis majeurs pour comprendre comment ces mécanismes sont altérés dans plusieurs troubles neuropsychiatriques, tels que la dépression majeure, le trouble d'anxiété sociale et les troubles du spectre de l'autisme (4).Le domaine des neurosciences sociales a connu des avancées considérables au cours des dernières années. Cependant, il demeure fortement marqué par un biais en faveur de l'étude des émotions à valence négative, telles que la transmission sociale de la peur ou la perception des signaux de détresse et de douleur émis par autrui (5). Bien que ces fonctions cérébrales soient d'une importance majeure, l'apprentissage à partir d'informations à valence positive est tout aussi essentiel et, dans les faits, encore plus fréquent dans nos interactions quotidiennes. Pourtant, son étude a été largement négligée. Nous nous proposons de combler cette lacune et d'apporter des connaissances de pointe qui contribueront à traduire la recherche fondamentale en nouvelles stratégies thérapeutiques susceptibles d'améliorer la santé au sein de notre société. À cette fin, nous proposons un projet multidisciplinaire capable de relever ce défi en fournissant une compréhension novatrice, à l'échelle des circuits neuronaux, des mécanismes par lesquels le cerveau traite les états affectifs positifs d'autrui et les utilise pour orienter le comportement.1. de Waal FBM, Preston SD. Mammalian empathy: behavioural manifestations and neural basis. 2017. Nature Reviews Neuroscience. DOI: 10.1038/nrn.2017.72 2. Carrillo M, Han Y, Migliorati F, Liu M, Gazzola V, Keysers C. Emotional Mirror Neurons in the Rat's Anterior Cingulate Cortex. 2019. Current biology. DOI: 10.1016/j.cub.2019.03.024 3. Keysers C, Gazzola V. Vicarious Emotions of Fear and Pain in Rodents. 2023. Affective science. DOI: 10.1007/s42761-023-00198-x 4. Henry JD, von Hippel W, Molenberghs P, Lee T, Sachdev PS. Clinical assessment of social cognitive function in neurological disorders. 2016. Nature Reviews Neurology. DOI: 10.1038/nrneurol.2015.229 5. Gachomba MJM, Esteve-Agraz J, Márquez C. Prosocial behaviors in rodents. 2024. Neuroscience and biobehavioral reviews. DOI: 10.1016/j.neubiorev.2024.105776Contexte :La personne retenue intégrera l'Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives (INCI) à Strasbourg, un laboratoire propre du CNRS d'environ 140 personnes, au sein de l'équipe "ContrVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil attendu

Contraintes et risques : Allergies et morsures liées au travail avec les rongeurs. Possibilité de travail le week-end et en horaires décalés.

Conditions d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce doctorat porte sur les mécanismes neurobiologiques fondamentaux de l'empathie, en explorant comment le cerveau traite et reproduit les états émotionnels d'autrui. Le travail s'inscrit dans une dynamique de recherche comparative, examinant si ces circuits sont conservés à travers les espèces et comment leurs dysfonctionnements contribuent à des troubles neuropsychiatriques majeurs (dépression, anxiété sociale, autisme). Il s'agit d'une recherche d'excellence destinée à combler des lacunes scientifiques significatives dans la compréhension des bases biologiques du comportement social humain.

Le recrutement dans ce cadre

Le poste relève d'un contrat doctoral au sein du CNRS, versant fonction publique d'État, catégorie A. Cette position engage une trajectoire de chercheur : elle permet d'accumuler expertise et publications tout en bénéficiant d'une formation structurée et d'encadrement scientifique. L'accès aux allocations de recherche et aux ressources du laboratoire facilite l'insertion dans la communauté scientifique, avec des perspectives d'évolution vers un post-doctorat ou des postes permanents de chercheur.

Conseils pour candidater

  • Démontrer une maîtrise solide des méthodes d'imagerie cérébrale ou d'électrophysiologie ; privilégier les travaux préalables sur les neurosciences sociales ou comparatives dans la candidature.
  • Évaluer réaliste sa disposition au travail animalier (notamment les contraintes sanitaires liées aux rongeurs) et aux aménagements horaires que la recherche comportementale impose.
  • Valoriser les compétences transversales : rigueur statistique, capacité à synthétiser une littérature dense et multidisciplinaire, aptitude à collaborer dans un environnement scientifique compétitif.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. UPR3212-JULQUI-036Fonction publique d'État

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