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PostePublic
FP d'État Cat. AEmploi ouvert uniquement aux contractuelsRecherche & InnovationIl y a 18 jours

Doctorat: Dynamique Quantique Moléculaire sur Ordinateur Quantique : Vers une Simulation Unifiée Électr

CNRS (ouvre un nouvel onglet) — CNRS

Localisation
Hérault (34), France (34)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Publication
25 août 2026
Date limite
16 septembre 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Sujet de thèse : La simulation quantique des molécules représente l’une des applications les plus prometteuses des ordinateurs quantiques. Les méthodes classiques de chimie quantique ab initio se heurtent à des limites fondamentales, notamment l’explosion exponentielle de la taille de l’espace de Hilbert avec le nombre d’électrons et l’approximation de Born-Oppenheimer, qui découple artificiellement les mouvements électroniques et nucléaires. Cette dernière néglige ainsi les effets non-adiabatiques, tels que les transitions électroniques induites par le mouvement des noyaux, particulièrement important dans les dynamiques ultra-rapides. Les ordinateurs quantiques offrent une alternative en encodant directement la fonction d’onde électronique et nucléaire dans des qubits ou qudits, ce qui permet d’envisager la simulation de systèmes aujourd’hui intraitables classiquement. Cependant, la plupart des algorithmes actuels, comme le VQE ou le QPE, se concentrent sur l’état fondamental électronique en considérant les noyaux comme figés. Le défi majeur reste donc de simuler la dynamique quantique complète d’une molécule en traitant électrons et noyaux sur un pied d’égalité, sans découplage arbitraire. Cette thèse vise à développer un formalisme unifié pour la dynamique quantique moléculaire sur ordinateur quantique, en intégrant explicitement les degrés de liberté électroniques et nucléaires. L'objectif est d'adapter des algorithmes quantiques existants pour la dynamique temporelle, de la dynamique électron-noyaux ou de la dynamique moléculaire non-adiabatique. Cela inclut la trotterisation de l’opérateur d’évolution temporelle, le développement d’algorithmes variationnels comme le Time-Dependent Variational Quantum Eigensolver (TD-VQE), ou encore l’utilisation de méthodes hybrides quantique-classique pour la propagation temporelle. Une attention particulière sera portée à la réduction de la complexité via des bases adaptatives ou des approximations contrôlées pour les termes non-adiabatiques. L’implémentation et la validation des algorithmes seront menées sur des simulateurs quantiques classiques comme Qiskit ou MyQLM, ainsi que sur du matériel quantique réel en tenant compte des contraintes NISQ. Les cas tests incluront des molécules diatomiques simples comme H₂⁺ ou H₂ pour valider la méthode, et des dynamiques ultra-rapides comme la photo-dissociation ou le transfert de proton. Enfin, une analyse des limites et de la scalabilité sera menée, en évaluant notamment le coût en qubits et en portes pour des molécules réalistes comme H₂O, N₂, ou la formaldimine, ainsi que la robustesse aux erreurs et aux bruits. Contexte : Le Département Chimie Physique Théorique & Modélisation concentre des compétences méthodologiques et applicatives variées en chimie quantique, dynamique quantique non-adiabatique et dynamique moléculaire classique et ab initio. Son cœur de métier est d’exploiter/améliorer les modèles fond Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Compétences attendues

Sujet de thèse :La simulation quantique des molécules représente l’une des applications les plus prometteuses des ordinateurs quantiques. Les méthodes classiques de chimie quantique ab initio se heurtent à des limites fondamentales, notamment l’explosion exponentielle de la taille de l’espace de Hilbert avec le nombre d’électrons et l’approximation de Born-Oppenheimer, qui découple artificiellement les mouvements électroniques et nucléaires. Cette dernière néglige ainsi les effets non-adiabatiques, tels que les transitions électroniques induites par le mouvement des noyaux, particulièrement important dans les dynamiques ultra-rapides.Les ordinateurs quantiques offrent une alternative en encodant directement la fonction d’onde électronique et nucléaire dans des qubits ou qudits, ce qui permet d’envisager la simulation de systèmes aujourd’hui intraitables classiquement. Cependant, la plupart des algorithmes actuels, comme le VQE ou le QPE, se concentrent sur l’état fondamental électronique en considérant les noyaux comme figés. Le défi majeur reste donc de simuler la dynamique quantique complète d’une molécule en traitant électrons et noyaux sur un pied d’égalité, sans découplage arbitraire.Cette thèse vise à développer un formalisme unifié pour la dynamique quantique moléculaire sur ordinateur quantique, en intégrant explicitement les degrés de liberté électroniques et nucléaires. L'objectif est d'adapter des algorithmes quantiques existants pour la dynamique temporelle, de la dynamique électron-noyaux ou de la dynamique moléculaire non-adiabatique. Cela inclut la trotterisation de l’opérateur d’évolution temporelle, le développement d’algorithmes variationnels comme le Time-Dependent Variational Quantum Eigensolver (TD-VQE), ou encore l’utilisation de méthodes hybrides quantique-classique pour la propagation temporelle. Une attention particulière sera portée à la réduction de la complexité via des bases adaptatives ou des approximations contrôlées pour les termes non-adiabatiques.L’implémentation et la validation des algorithmes seront menées sur des simulateurs quantiques classiques comme Qiskit ou MyQLM, ainsi que sur du matériel quantique réel en tenant compte des contraintes NISQ. Les cas tests incluront des molécules diatomiques simples comme H₂⁺ ou H₂ pour valider la méthode, et des dynamiques ultra-rapides comme la photo-dissociation ou le transfert de proton.Enfin, une analyse des limites et de la scalabilité sera menée, en évaluant notamment le coût en qubits et en portes pour des molécules réalistes comme H₂O, N₂, ou la formaldimine, ainsi que la robustesse aux erreurs et aux bruits.Contexte :Le Département Chimie Physique Théorique & Modélisation concentre des compétences méthodologiques et applicatives variées en chimie quantique, dynamique quantique non-adiabatique et dynamique moléculaire classique et ab initio. Son cœur de métier est d’exploiter/améliorer les modèles fondVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil attendu

Contraintes et risques : Aucune contrainte ni risque.

Conditions d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce doctorat porte sur une frontière majeure de la chimie computationnelle : simuler la dynamique quantique complète des molécules, sans les approximations classiques. Le chercheur ou la chercheuse travaillera à développer des algorithmes quantiques capables de traiter simultanément les mouvements électroniques et nucléaires, y compris les phénomènes non-adiabatiques ignorés par les méthodes traditionnelles. C'est une position de recherche fondamentale visant à exploiter le potentiel unique des ordinateurs quantiques pour résoudre des problèmes chimiques aujourd'hui intraitables.

Le recrutement dans ce cadre

Ce poste doctoral au CNRS, en catégorie A de la FPE, s'inscrit dans un contrat de recherche pour candidats issus d'un parcours contractuel. Le doctorat offre une formation à la recherche d'excellence dans un environnement spécialisé, avec des débouchés vers des postes de chercheur ou d'ingénieur R&D en informatique quantique, secteur en expansion rapide.

Conseils pour candidater

  • Démontrer une solide maîtrise théorique en mécanique quantique, chimie computationnelle et algorithmique. Mettre en avant tout projet personnel ou académique combinant ces domaines, notamment la programmation sur simulateurs quantiques (Qiskit, Cirq).
  • Préparer une lettre de motivation structurée autour de la motivation scientifique : pourquoi cette problématique interdisciplinaire attire, comment elle s'inscrit dans un parcours cohérent vers la recherche quantique.
  • Vérifier la compatibilité avec l'équipe d'accueil et le laboratoire du CNRS en Hérault : consulter publications récentes et interactions potentielles avec des collaborateurs existants.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. UMR5253-BRUSEN-007Fonction publique d'État

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