Localisation
Isère (38), France (38)
Niveau d'études
Niveau 7 Master/diplômes équivalents
Date limite
16 septembre 2026
Secteur
Recherche & Innovation
Missions principales
Sujet de thèse :
Dans le cadre du projet ANR FRONTOP, porté par Céline Amiez (SBRI INSERM U1208 Lyon-Bron) et associant l’ISC-Marc Jeannerod (UMR CNRS UMR 5229, Lyon-Bron) et le LPNC (UMR CNRS 5105 Grenoble), nous recrutons un/e doctorant/e pour une thèse de 3 ans en sciences cognitives, démarrant en octobre/novembre 2026 à l’Université Grenoble Alpes, au sein du Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition.
La thèse explorera le rôle de l’extension préfrontale de l’opercule frontal (PFOp), une caractéristique anatomique unique potentiellement liée à l’émergence du contrôle de la parole chez l’humain, mais dont la fonction reste mal comprise.
L’hypothèse centrale du projet est que le PFOp, seule région du cortex frontal sans homologue chez les primates non-humains, serait spécifiquement impliqué dans le contrôle de l’endophasie (ou langage intérieur, communément appelée « petite voix dans la tête »), tandis que l’aire de Broca serait plutôt associée au contrôle de la parole extériorisée.
Le projet de thèse vise à tester cette hypothèse et comprend trois volets : (1) des tâches comportementales pour évaluer les variations de condensation du langage intérieur chez des adultes et des enfants (âgés de 4 à 10 ans) à l’aide de questionnaires, de tests neuropsychologiques et de sondage d’expérience phénoménologique ; (2) une modélisation computationnelle visant à étendre le modèle ConDialInt et décrire les corrélats neuronaux de différents degrés de condensation du langage intérieur, à différents stades de développement du contrôle cognitif, en utilisant un formalisme probabiliste ; et (3) des expériences en IRMf (éventuellement complétée par un protocole de stimulation transcrânienne par ultrasons (TUS)) pour étudier l’implication (et potentiellement le rôle causal) du PFOp dans le contrôle du langage intérieur, incluant des participants présentant une aphantasie auditive verbale (absence de sensation de voix dans la tête). La thèse bénéficiera d’une collaboration avec les membres du projet Aphantasia (Grenoble et Lyon) et d’un accès aux plateformes de neuro-imagerie avancées de l’IRMaGe à Grenoble.
Contexte :
Environnement :
La thèse se déroulera au LPNC (Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition), affilié au CNRS (UMR 5105), à l'Université Grenoble Alpes et à l’Université Savoie Mont-Blanc : https://lpnc.univ-grenoble-alpes.fr/
Le laboratoire est composé de plus de 50 chercheur/euses et enseignant/es-chercheur/euses et d’environ 60 doctorant/es et post-doctorant/es. Le LPNC est reconnu pour son expertise en neurosciences cognitives, en particulier dans les domaines de la perception, de l'action, de la cognition spatiale, de la vision, de la mémoire, de la conscience et de la métacognition, du développement et des apprentissages, et du langage. Il est engagé dans une démarche résolument interdisciplinaire, alliant neuropsychologie expérimentale, études développementales, modélisation, psychiatr
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Compétences attendues
Sujet de thèse :Dans le cadre du projet ANR FRONTOP, porté par Céline Amiez (SBRI INSERM U1208 Lyon-Bron) et associant l’ISC-Marc Jeannerod (UMR CNRS UMR 5229, Lyon-Bron) et le LPNC (UMR CNRS 5105 Grenoble), nous recrutons un/e doctorant/e pour une thèse de 3 ans en sciences cognitives, démarrant en octobre/novembre 2026 à l’Université Grenoble Alpes, au sein du Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition.La thèse explorera le rôle de l’extension préfrontale de l’opercule frontal (PFOp), une caractéristique anatomique unique potentiellement liée à l’émergence du contrôle de la parole chez l’humain, mais dont la fonction reste mal comprise. L’hypothèse centrale du projet est que le PFOp, seule région du cortex frontal sans homologue chez les primates non-humains, serait spécifiquement impliqué dans le contrôle de l’endophasie (ou langage intérieur, communément appelée « petite voix dans la tête »), tandis que l’aire de Broca serait plutôt associée au contrôle de la parole extériorisée.Le projet de thèse vise à tester cette hypothèse et comprend trois volets : (1) des tâches comportementales pour évaluer les variations de condensation du langage intérieur chez des adultes et des enfants (âgés de 4 à 10 ans) à l’aide de questionnaires, de tests neuropsychologiques et de sondage d’expérience phénoménologique ; (2) une modélisation computationnelle visant à étendre le modèle ConDialInt et décrire les corrélats neuronaux de différents degrés de condensation du langage intérieur, à différents stades de développement du contrôle cognitif, en utilisant un formalisme probabiliste ; et (3) des expériences en IRMf (éventuellement complétée par un protocole de stimulation transcrânienne par ultrasons (TUS)) pour étudier l’implication (et potentiellement le rôle causal) du PFOp dans le contrôle du langage intérieur, incluant des participants présentant une aphantasie auditive verbale (absence de sensation de voix dans la tête). La thèse bénéficiera d’une collaboration avec les membres du projet Aphantasia (Grenoble et Lyon) et d’un accès aux plateformes de neuro-imagerie avancées de l’IRMaGe à Grenoble.Contexte :Environnement :La thèse se déroulera au LPNC (Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition), affilié au CNRS (UMR 5105), à l'Université Grenoble Alpes et à l’Université Savoie Mont-Blanc : https://lpnc.univ-grenoble-alpes.fr/Le laboratoire est composé de plus de 50 chercheur/euses et enseignant/es-chercheur/euses et d’environ 60 doctorant/es et post-doctorant/es. Le LPNC est reconnu pour son expertise en neurosciences cognitives, en particulier dans les domaines de la perception, de l'action, de la cognition spatiale, de la vision, de la mémoire, de la conscience et de la métacognition, du développement et des apprentissages, et du langage. Il est engagé dans une démarche résolument interdisciplinaire, alliant neuropsychologie expérimentale, études développementales, modélisation, psychiatrVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil attendu
Contraintes et risques :
Conditions d'exercice
Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
Métier de référence
Chercheuse / Chercheur
Comprendre ce poste
Un contrat doctoral au CNRS place le chercheur en formation au cœur de la recherche fondamentale en sciences cognitives. Ce projet ANR explore une question majeure : le rôle d'une région cérébrale unique chez l'humain (l'extension préfrontale de l'opercule frontal) dans le contrôle du langage intérieur. La thèse s'inscrit dans un consortium multisites associant l'INSERM, le CNRS et l'UGA, offrant une immersion intensive dans la neuropsychologie et l'imagerie cérébrale sur trois années.
Le recrutement dans ce cadre
Cet emploi, ouvert uniquement aux contractuels, correspond à une catégorie A : le doctorant bénéficie d'un statut de chercheur en formation au sein de la fonction publique d'État. Le contrat doctoral structure une trajectoire vers la recherche académique ou appliquée, avec perspectives d'évolution vers le postdoctorat ou des positions de chercheur.
Conseils pour candidater
- Démontrer une maîtrise des méthodes actuelles en neuroimagerie (IRM fonctionnelle, EEG) ou neuropsychologie ; le projet requiert une aisance technique et conceptuelle en neurosciences cognitives.
- Structurer le dossier autour d'une compréhension claire du problème scientifique posé (qu'est-ce qui distingue le contrôle du langage intérieur du contrôle articulatoire ?) pour montrer l'engagement envers la thématique.
- Clarifier les ressources méthodologiques et les collaborateurs disponibles auprès de l'équipe d'accueil au LPNC avant candidature, afin de discerner comment le projet s'articule concrètement sur le site grenoblois.
Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.
Réf. UMR5105-HELLOE-001Fonction publique d'État