Localisation
Isère (38), France (38)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Date limite
20 septembre 2026
Secteur
Recherche & Innovation
Missions principales
Dans un contexte d’essoufflement des formes conventionnelles de la démocratie représentative, ces dernières années ont vu se multiplier les expérimentations de formes alternatives à la prise de décision. Ces outils se déclinent selon un spectre allant des outils formalisés et systématiques, comme les conventions citoyennes, qui encadrent strictement les processus de participation, à des formats informels et légers, tels que les jeux sérieux ou ateliers collaboratifs, qui privilégient la flexibilité et l’accessibilité pour stimuler l’engagement.
En France, la forme convention citoyenne a connu des développements significatifs, à l’image de la Convention citoyenne pour le climat. Depuis, un certain nombre de conventions ont vu jour à l’échelle nationale, territoriale ou encore au sein d’établissements de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Saluées pour leur capacité à produire des propositions ambitieuses et légitimes grâce à la diversité des participants et à leur cadre rigoureux, ces conventions se heurtent souvent à des limites comme leur coût élevé, leur lenteur, ou le risque de récupération politique, qui peuvent en affaiblir l’impact concret.
De l’autre côté du spectre, selon un format de mise en œuvre moins couteux, plus léger et plus flexible, les jeux sérieux constituent des espaces de mise en situation au travers desquels les acteurs d’un territoire, les membres d’un établissement de recherche, ou tout autre communauté peuvent également produire un certain nombre de préconisation en mobilisant l’intelligence collective. En s’appuyant sur la contextualisation des données, un cadre délibératif engageant et ludique, en en ancrant ces dispositifs dans des cadres décisionnels clairs, ces jeux sérieux disposent aussi d’un potentiel de transformation important. Cependant, leur légèreté structurelle peut limiter leur légitimité aux yeux des décideurs et leur caractère ponctuel peut rendre difficile une intégration systématique dans les processus décisionnels.
En s’appuyant sur l’assemblée de la transition de l’UNIL (Lausanne, Suisse), la convention socio-écologique de l’IRD (Marseille, France) et sur le MaTerrathon de Sciences Po Grenoble-UGA (Grenoble, France), le travail visera à qualifier le potentiel transformationnel desdits dispositifs, quant à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, et plus largement la prise en compte systémique du plancher social et du plafond biophysique pour nous inscrire dans un espace juste et habitable.
Ce travail s’inscrit dans le cadre du PEPR Transform : pour une Terre Habitable, au sein du projet ciblé Transform-Pop qui vise à Transformer les pratiques, les décisions et l’élaboration des politiques publiques. Le travail sera conduit sous la responsabilité de Nicolas Champollion (CNRS), de Francois Tremege (IRD) et de Simon Persico (Sciences Po Grenoble-UGA) avec un regard éclairé d’autres partenaire du PEPR, du collectif Ma Terre en 180 minutes et de l’Atecopol.
Compétences attendues
Dans un contexte d’essoufflement des formes conventionnelles de la démocratie représentative, ces dernières années ont vu se multiplier les expérimentations de formes alternatives à la prise de décision. Ces outils se déclinent selon un spectre allant des outils formalisés et systématiques, comme les conventions citoyennes, qui encadrent strictement les processus de participation, à des formats informels et légers, tels que les jeux sérieux ou ateliers collaboratifs, qui privilégient la flexibilité et l’accessibilité pour stimuler l’engagement.En France, la forme convention citoyenne a connu des développements significatifs, à l’image de la Convention citoyenne pour le climat. Depuis, un certain nombre de conventions ont vu jour à l’échelle nationale, territoriale ou encore au sein d’établissements de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Saluées pour leur capacité à produire des propositions ambitieuses et légitimes grâce à la diversité des participants et à leur cadre rigoureux, ces conventions se heurtent souvent à des limites comme leur coût élevé, leur lenteur, ou le risque de récupération politique, qui peuvent en affaiblir l’impact concret.De l’autre côté du spectre, selon un format de mise en œuvre moins couteux, plus léger et plus flexible, les jeux sérieux constituent des espaces de mise en situation au travers desquels les acteurs d’un territoire, les membres d’un établissement de recherche, ou tout autre communauté peuvent également produire un certain nombre de préconisation en mobilisant l’intelligence collective. En s’appuyant sur la contextualisation des données, un cadre délibératif engageant et ludique, en en ancrant ces dispositifs dans des cadres décisionnels clairs, ces jeux sérieux disposent aussi d’un potentiel de transformation important. Cependant, leur légèreté structurelle peut limiter leur légitimité aux yeux des décideurs et leur caractère ponctuel peut rendre difficile une intégration systématique dans les processus décisionnels.En s’appuyant sur l’assemblée de la transition de l’UNIL (Lausanne, Suisse), la convention socio-écologique de l’IRD (Marseille, France) et sur le MaTerrathon de Sciences Po Grenoble-UGA (Grenoble, France), le travail visera à qualifier le potentiel transformationnel desdits dispositifs, quant à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, et plus largement la prise en compte systémique du plancher social et du plafond biophysique pour nous inscrire dans un espace juste et habitable.Ce travail s’inscrit dans le cadre du PEPR Transform : pour une Terre Habitable, au sein du projet ciblé Transform-Pop qui vise à Transformer les pratiques, les décisions et l’élaboration des politiques publiques. Le travail sera conduit sous la responsabilité de Nicolas Champollion (CNRS), de Francois Tremege (IRD) et de Simon Persico (Sciences Po Grenoble-UGA) avec un regard éclairé d’autres partenaire du PEPR, du collectif Ma Terre en 180 minutes et de l’Atecopol.
Profil attendu
Compétences & savoir-faire
Essentielles
• Appétence pour la transformation environnementale et les freins psycho-sociaux, politiques ou institutionnels
• Connaissances approfondies sur le climat, les limites planétaires et l’empreinte carbone
ET/OU
• Connaissances approfondies sur les outils de délibération et de participation
• Collecte et traitement de données qualitatives et quantitatives
• Lecture & analyse d’articles scientifiques
• Facilité sur les outils bureautiques, informatiques et numériques
• Suivi de projet, sens de l’organisation, rigueur, autonomie
Complémentaires
• Compétence en animation et intelligence collective
• Connaissance en communication et ses outils
Savoir-être
• Aptitude au travail en équipe et en réseau
• Capacités relationnelles et de communication
• Adaptabilité et gestion des priorités
• Capacité à être force de proposition
• Bonne communication orale et écrite en anglais comme en français
• Gestion du stress et sang-froid
• Esprit de synthèse
Conditions d'exercice
L’IRD, au cours de votre parcours professionnel, vous accompagne dans le développement de vos compétences. L’institut met à votre disposition un panel d’outils tel que le parcours digital d’intégration, l’accès à la formation permanente, à la promotion et la mobilité.
L’IRD offre, en fonction des activités, la possibilité de télétravailler de 1 à 3 jours hebdomadaires.
En rejoignant l’IRD, vous bénéficierez :
· De 32 jours de congés + 13 RTT (pour un temps plein à 38h30 hebdomadaire)
· Tickets restaurants OU d’une restauration collective (en fonction du site)
· Souscription annuelle (facultative) à l’Association des Œuvres Sociales : prestations vacances-loisirs et sportives-culturelles
· Affiliation à la MGEN pour la protection sociale
Métier de référence
Chercheuse / Chercheur
Comprendre ce poste
Ce poste s'inscrit dans une dynamique de recherche publique face aux défis climatiques et de gouvernance. Le chercheur travaillera sur l'interface entre transformation environnementale et innovation démocratique, en étudiant comment les outils participatifs (conventions citoyennes, ateliers collaboratifs) influencent la prise de décision et l'engagement sur les enjeux de soutenabilité. Au quotidien, cela implique de conduire des recherches qualitatives et quantitatives, d'analyser des processus délibératifs et de documenter les freins politiques, institutionnels et psycho-sociaux à la transition écologique.
Le recrutement dans ce cadre
Le recrutement se fait exclusivement sur contrat au sein de la FPE, catégorie A, ce qui correspond à des fonctions d'expertise et de conception. Ce positionnement offre une flexibilité contractuelle mais sans les garanties de carrière d'un concours. L'évolution reste tributaire de la disponibilité de postes et des financements de recherche à l'IRD, secteur où les projets structurent généralement les trajectoires professionnelles.
Conseils pour candidater
- Documenter précisément son expérience antérieure sur les conventions citoyennes ou dispositifs participatifs (rapports, publications, terrains d'étude), en mettant l'accent sur les résultats concrets et non sur la seule participation.
- Détailler dans le CV et la lettre les compétences méthodologiques en traitement de données qualitatives (analyse thématique, codage) et quantitatives, en nommant les outils ou logiciels maîtrisés.
- Préparer des exemples concrets montrant une compréhension des limites planétaires et de l'empreinte carbone, afin de démontrer que l'appétence pour la transformation environnementale dépasse l'intention générale.
Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.
Réf. 2026-2393723Fonction publique d'État