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PostePublic
FP d'État Cat. AEmploi ouvert uniquement aux contractuelsRecherche & InnovationIl y a 9 jours

Doctorant(e) en microbiologie

Institut Agro (ouvre un nouvel onglet) — Institut Agro

Localisation
Cote d'Or (21), France (21)
Télétravail
Oui
Management
Non
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Expérience
Confirmé
Publication
3 septembre 2026
Date limite
26 septembre 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Votre mission : - Oenococcus oeni garantit le bon déroulement de la FML qui conditionne la qualité organoleptique et la stabilité microbiologique de nombreux vins. L’efficacité fermentaire de cette bactérie est directement impactée par la hausse du degré alcoolique des vins en lien avec le réchauffement climatique. Ce projet veut répondre aux enjeux de durabilité et d'adaptation des filières agroalimentairesface au changement climatique en sécurisant un procédé de transformation clé pour la filière vitivinicole française par l’apport de connaissances sur les mécanismes de tolérance de O. oeni à l’éthanol. Pour cela une expérience d’évolution adaptative est expérimentée afin de forcer la tolérance de O. oeni à l’éthanol et comprendre les mécanismes moléculaires de l’acquisition de cette tolérance. - Quatre souches, issues des quatre phylogroupes de l’espèce (A, B, C et D),sont propagées depuis mars 2024 dans un milieu modèle progressivement enrichi en éthanol. Les modifications génétiques acquises par les populations évoluées seront identifiées. L’hypothèse étant que les mutations fixées rendent compte de modifications structurales et/ou métaboliques essentielles permettant une meilleure tolérance de O. oeni à l’éthanol. Les données de génomique comparative permettront d’orienter la caractérisation phénotypique des populations évoluées portant des mutations fixées qui donnent lieu à la perte ou au gain de fonctionnalités cellulaires. La mesure de la vitesse de conversion du malate en lactate permettra d’estimer l’efficacité fermentaire des populations évoluées en comparaison à la souche ancestrale en vin à haut degré alcoolique (13 à 15%, v/v). L’analyse global du profil métabolique en condition œnologique permettra également de mettre en évidence une possible réorientation des flux permettant à la cellule de faire face au stress éthanol tout en maintenant l’homéostasie cellulaire. L’analyse métabolomique non ciblée parspectrométrie de masse à haute résolution (HRMS) sera utilisée pour générer une empreinte chimique complète et suivre l’évolution de la composition intracellulaire. Les marqueurs associés à une meilleure tolérance à l’éthanol seront ainsi identifiés par comparaison des profils métaboliques. La membrane cytoplasmique étant une des premières barrières de la cellule avec son environnement, sa composition lipidique sera particulièrement considérée. Les gènes clés impliqués dans l’acquisition de la tolérance à l’éthanol pourront ainsi être identifiés. Du fait du manque d’outil génétique disponible pour O. oeni, la fonction de ces gènes sera déterminée par expression hétérologue chez Lactiplantibacillus plantarum, une bactérie lactique phylogénétiquement proche de O. oeni. Pour cela l’outil CRIPSP Cas9 sera mis en œuvre en s’appuyant sur les vecteurs développés par l’équipe de Geir Mathiesen et déjà mis en œuvre par la candidate lors de son stage Master 213...

Compétences attendues

Votre mission :Oenococcus oeni garantit le bon déroulement de la FML qui conditionne la qualité organoleptique et la stabilité microbiologique de nombreux vins. L’efficacité fermentaire de cette bactérie est directement impactée par la hausse du degré alcoolique des vins en lien avec le réchauffement climatique. Ce projet veut répondre aux enjeux de durabilité et d'adaptation des filières agroalimentairesface au changement climatique en sécurisant un procédé de transformation clé pour la filière vitivinicole française par l’apport de connaissances sur les mécanismes de tolérance de O. oeni à l’éthanol. Pour cela une expérience d’évolution adaptative est expérimentée afin de forcer la tolérance de O. oeni à l’éthanol et comprendre les mécanismes moléculaires de l’acquisition de cette tolérance.Quatre souches, issues des quatre phylogroupes de l’espèce (A, B, C et D),sont propagées depuis mars 2024 dans un milieu modèle progressivement enrichi en éthanol. Les modifications génétiques acquises par les populations évoluées seront identifiées. L’hypothèse étant que les mutations fixées rendent compte de modifications structurales et/ou métaboliques essentielles permettant une meilleure tolérance de O. oeni à l’éthanol. Les données de génomique comparative permettront d’orienter la caractérisation phénotypique des populations évoluées portant des mutations fixées qui donnent lieu à la perte ou au gain de fonctionnalités cellulaires. La mesure de la vitesse de conversion du malate en lactate permettra d’estimer l’efficacité fermentaire des populations évoluées en comparaison à la souche ancestrale en vin à haut degré alcoolique (13 à 15%, v/v). L’analyse global du profil métabolique en condition œnologique permettra également de mettre en évidence une possible réorientation des flux permettant à la cellule de faire face au stress éthanol tout en maintenant l’homéostasie cellulaire. L’analyse métabolomique non ciblée parspectrométrie de masse à haute résolution (HRMS) sera utilisée pour générer une empreinte chimique complète et suivre l’évolution de la composition intracellulaire. Les marqueurs associés à une meilleure tolérance à l’éthanol seront ainsi identifiés par comparaison des profils métaboliques. La membrane cytoplasmique étant une des premières barrières de la cellule avec son environnement, sa composition lipidique sera particulièrement considérée. Les gènes clés impliqués dans l’acquisition de la tolérance à l’éthanol pourront ainsi être identifiés. Du fait du manque d’outil génétique disponible pour O. oeni, la fonction de ces gènes sera déterminée par expression hétérologue chez Lactiplantibacillus plantarum, une bactérie lactique phylogénétiquement proche de O. oeni. Pour cela l’outil CRIPSP Cas9 sera mis en œuvre en s’appuyant sur les vecteurs développés par l’équipe de Geir Mathiesen et déjà mis en œuvre par la candidate lors de son stage Master 213...

Profil attendu

Agent contractuel de catégorie A CDD de 36 mois à pourvoir à compter du 01/10/2026 Temps de travail 100% Salaire mensuel brut : 2 300 € Vos missions: - BLOC 1 (oct26-mars27) : Comparaison génomique des populations évoluées versus souches ancestrales afin de localiser les mutations fixées conférant une meilleure tolérance des populations à l’éthanol (Didier Hocquet, Chrono-environnement). - BLOC 2 (mai27-nov28) : Performance fermentaire et métabolome post-évolution. - BLOC 3 (janv27-juil27) : Analyse de la composition lipidique membranaire. - BLOC 4 (mai27-nov29) : Caractérisation des gènes impliqués dans l’acquisition de la tolérance. Savoirs : - Bonnes connaissances théoriques en microbiologie, biochimie et biologie moléculaire ainsi qu’en analyse du transcriptome et interprétation des flux métaboliques. Savoir-faire : - Bonne maitrise pratique dans les domaines de la microbiologie et de la biologie moléculaire. Champ relationnel du poste Cette mission scientifique sera réalisée en partenariat avec l’UMR SayFood (AgroParisTech INRAE), l’UMR Chronoenvironnement et la plateforme de recherche régionale FROMEX rattachée à l’UMR PAM. L’encadrement sera assuré par Cosette Grandvalet (UMR PAM) .

Informations complémentaires

Dépôt des candidatures par messagerie uniquement à : [email protected] - CV nommé : NOM_Prénom_CV - lettre de motivation nommée : NOM_Prénom_LM IMPORTANT : noter la référence du poste CSP 2026-2398872 sur votre lettre de motivation

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce doctorat porte sur un enjeu scientifique majeur pour la filière viticole française : l'adaptation de la bactérie *Oenococcus oeni* à l'augmentation du degré alcoolique des vins, conséquence du changement climatique. Cette bactérie est responsable de la fermentation malolactique, étape cruciale qui conditionne la qualité et la stabilité des vins. Le projet combine une approche d'évolution adaptative en laboratoire avec des analyses génomiques, métaboliques et biochimiques pour décrypter les mécanismes moléculaires de tolérance à l'éthanol et sécuriser un procédé clé de la transformation vinicole.

Le recrutement dans ce cadre

Un contrat doctoral de trois ans en FPE, catégorie A, offre un cadre de recherche structuré au sein d'un établissement d'enseignement supérieur et de recherche. Cette voie permet au doctorant de se former à la recherche en milieu professionnel tout en menant des travaux originaux ; l'aboutissement du doctorat ouvre des perspectives de poursuite en recherche (postdoc, CDI de chercheur) ou dans des secteurs valorisant l'expertise scientifique.

Conseils pour candidater

  • **Valoriser l'intérêt pour la microbiologie appliquée et la biologie moléculaire** : mettez en avant vos expériences de stage ou projets ayant porté sur la génomique, le métabolisme microbien ou l'analyse biochimique ; le dossier doit montrer une maîtrise des techniques mises en œuvre (séquençage, analyses metabolomiques).
  • **Démontrer la capacité à structurer un travail de recherche long et multi-disciplinaire** : ce doctorat s'étend sur quatre blocs thématiques différents ; insistez sur votre autonomie, votre rigueur expérimentale et votre aptitude à collaborer avec plusieurs encadrants et laboratoires partenaires.
  • **Préparer une présentation du contexte agroalimentaire et climatique** : familiarisez-vous avec les enjeux actuels de la viticulture face au changement climatique et les défis de durabilité ; cette contextualisation montrera votre compréhension de l'utilité sociétale du projet.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. 2026-2398872Fonction publique d'État

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