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PostePublic
FP d'État Cat. AEmploi ouvert uniquement aux contractuelsRecherche & InnovationIl y a 8 jours

Étude expérimentale et modélisation de traitements thermochimiques de cémentation complexes : applicati

CNRS (ouvre un nouvel onglet) — CNRS

Localisation
Meurthe et Moselle (54), France (54)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Publication
4 septembre 2026
Date limite
26 septembre 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Missions : Les traitements thermochimiques de cémentation permettent de renforcer les composants en acier (engrenages, transmissions, etc.) en surface. La résistance à l’usure et à la fatigue est augmentée grâce au durcissement de la surface, tandis que la ductilité est conservée à cœur, et grâce à la formation de contraintes résiduelles de compression près de la surface. Des travaux de recherche et développement sont en cours pour appliquer la cémentation à des nuances d’acier plus riches en éléments d’alliage (Mo, V, Cr…), destinées à des applications à plus haute température pour l’industrie aéronautique. Ces éléments ont un impact significatif sur les évolutions microstructurales, qui doivent être étudiées car elles influencent les profils de microstructures, le comportement mécanique et la formation des contraintes résiduelles. Le projet se concentrera sur l’étape de cémentation, réalisée à haute température (par exemple 950°C), dans le domaine de stabilité de l’austénite. Deux phénomènes se produisent et interagissent : la diffusion à longue distance du carbone (jusqu’à plusieurs mm depuis la surface) et la précipitation des carbures. La cinétique de précipitation dépend de la concentration locale en carbone et, en retour, la précipitation des carbures perturbe le flux macroscopique de carbone. Des complexités supplémentaires proviennent du procédé, qui inclut des pulses d’enrichissement séparés par des étapes de diffusion, et de la coexistence de populations de carbures en interaction, et subissant des phénomènes de précipitation et de dissolution. Peu de recherches ont été menées sur ces phénomènes et la plupart des observations dans la littérature ont été réalisées après enrichissement, refroidissement et revenu [1]. L’étape d’enrichissement reste à étudier spécifiquement. Activités : Les objectifs du projet seront d’étudier, par modélisation et techniques de caractérisation avancées, la cémentation d’un acier à outils fortement allié contenant des éléments d’alliage carburigènes tels que Mo, Cr et V. Les principales activités consisteront à : • Étudier l’influence des paramètres du traitement d’enrichissement en faisant varier la température, le nombre de pulses et la durée des étapes de diffusion. • Réaliser des traitements d’enrichissement interrompus suivis de trempe. • Examiner les couches enrichies d’échantillons de laboratoire par microsonde pour mesurer les profils de concentration en carbone, et par microscopies électroniques (MEB, MET) pour observer la précipitation et la microstructure de la matrice (martensite, austénite résiduelle). • Établir les tailles de grains d’austénite avant refroidissement par reconstructions cristallographiques (EBSD). • Réaliser des expériences in situ de diffraction des rayons X à haute énergie pour suivre les fractions de carbures et la concentration en carbone dans l’austénite [2]. Par ailleurs, un modèle introduit précédemment pour la cémenta Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Compétences attendues

Missions :Les traitements thermochimiques de cémentation permettent de renforcer les composants en acier (engrenages, transmissions, etc.) en surface. La résistance à l’usure et à la fatigue est augmentée grâce au durcissement de la surface, tandis que la ductilité est conservée à cœur, et grâce à la formation de contraintes résiduelles de compression près de la surface. Des travaux de recherche et développement sont en cours pour appliquer la cémentation à des nuances d’acier plus riches en éléments d’alliage (Mo, V, Cr…), destinées à des applications à plus haute température pour l’industrie aéronautique. Ces éléments ont un impact significatif sur les évolutions microstructurales, qui doivent être étudiées car elles influencent les profils de microstructures, le comportement mécanique et la formation des contraintes résiduelles.Le projet se concentrera sur l’étape de cémentation, réalisée à haute température (par exemple 950°C), dans le domaine de stabilité de l’austénite. Deux phénomènes se produisent et interagissent : la diffusion à longue distance du carbone (jusqu’à plusieurs mm depuis la surface) et la précipitation des carbures. La cinétique de précipitation dépend de la concentration locale en carbone et, en retour, la précipitation des carbures perturbe le flux macroscopique de carbone. Des complexités supplémentaires proviennent du procédé, qui inclut des pulses d’enrichissement séparés par des étapes de diffusion, et de la coexistence de populations de carbures en interaction, et subissant des phénomènes de précipitation et de dissolution. Peu de recherches ont été menées sur ces phénomènes et la plupart des observations dans la littérature ont été réalisées après enrichissement, refroidissement et revenu [1]. L’étape d’enrichissement reste à étudier spécifiquement.Activités :Les objectifs du projet seront d’étudier, par modélisation et techniques de caractérisation avancées, la cémentation d’un acier à outils fortement allié contenant des éléments d’alliage carburigènes tels que Mo, Cr et V. Les principales activités consisteront à :• Étudier l’influence des paramètres du traitement d’enrichissement en faisant varier la température, le nombre de pulses et la durée des étapes de diffusion.• Réaliser des traitements d’enrichissement interrompus suivis de trempe.• Examiner les couches enrichies d’échantillons de laboratoire par microsonde pour mesurer les profils de concentration en carbone, et par microscopies électroniques (MEB, MET) pour observer la précipitation et la microstructure de la matrice (martensite, austénite résiduelle).• Établir les tailles de grains d’austénite avant refroidissement par reconstructions cristallographiques (EBSD).• Réaliser des expériences in situ de diffraction des rayons X à haute énergie pour suivre les fractions de carbures et la concentration en carbone dans l’austénite [2].Par ailleurs, un modèle introduit précédemment pour la cémentaVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil attendu

Competences : Doctorat en Science des Matériaux. Métallurgie, transformations de phases, microscopie, diffraction des rayons X, modélisation. Contraintes et risques : Néant

Conditions d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce poste de chercheur porte sur un enjeu industriel majeur : optimiser les traitements thermochimiques de cémentation pour des alliages destinés à l'aéronautique. Il s'agit d'étudier comment les éléments d'alliage (molybdène, vanadium, chrome) modifient la microstructure et les propriétés mécaniques lors du durcissement de surface à haute température. Le travail combine expérimentation en laboratoire et modélisation numérique pour comprendre les mécanismes fondamentaux qui gouvernent la formation des contraintes résiduelles et la durabilité des composants.

Le recrutement dans ce cadre

Le CNRS recrute ici sur un contrat de recherche en catégorie A, réservé aux candidats contractuels. Cette position offre une immersion dans une équipe de recherche structurée avec accès à des équipements spécialisés (microscopie, diffraction X). L'évolution dépend de la performance scientifique et des publications ; une transition vers un poste permanent au CNRS reste envisageable selon les résultats et les opportunités.

Conseils pour candidater

  • Structurer le dossier autour de publications ou travaux antérieurs en transformations de phases et caractérisation microstructurale ; mettre l'accent sur toute expérience avec des hautes températures ou des alliages complexes.
  • Démontrer une maîtrise des techniques de caractérisation (MEB, diffraction X) et une capacité à interpréter les résultats à l'échelle microstructurale, points clés du projet.
  • Détailler les compétences en modélisation thermodynamique ou cinétique des transformations de phases, qui constituent un levier différenciant pour ce projet exploratoire.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. UMR7198-MELDOG-046Fonction publique d'État

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