FP d'État Cat. AEmploi ouvert uniquement aux contractuelsIl y a 9 jours
DOCTORAT (H/F) - Dynamiques et chronologie d’un système uranifère géant : le corridor McArthur River–Ya
Localisation
Meurthe et Moselle (54), France (54)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Publication
3 septembre 2026
Date limite
25 septembre 2026
Domaine
Recherche
Missions principales
Sujet de thèse :
Les gisements d’uranium de type discordance sont une des cibles de recherche du labcom CREGU (CNRS-Orano-Université de Lorraine) en tant que source significative d’uranium pour l’industrie nucléaire, avec une production actuellement localisée dans la zone du bassin Paléo- à Mésoprotérozoïque d’Athabasca au Canada. Ces gisements sont activement explorés et exploités à l'interface entre ce bassin et le socle sous-jacent car ils présentent des tonnages importants mais surtout des teneurs moyennes en uranium pouvant dépasser les 15 %, comme pour les sites de Cigar Lake et McArthur River. La formation de telles anomalies géochimiques a nécessité la conjonction de processus physiques et chimiques de très forte efficacité sur lesquels les chercheurs académiques travaillent depuis plus de 60 ans. Le modèle métallogénique couramment admis considère que ces gisements se sont formés entre 1,7 et 1,2 milliard d’années suite à des circulations massives de fluides originaires du bassin dans des pièges structuraux et physico-chimiques situés à l’intersection entre des structures graphiteuses s’enracinant dans le socle (appelées conducteurs graphiteux) et la surface de discordance du bassin d’Athabasca. Les gisements sont ainsi spatialement associés à la discordance entre le bassin et le socle, et en lien avec le cadre structural, les chemins de circulation des fluides, les propriétés physiques du milieu et les mécanismes de précipitation actifs dans cette zone.
La formation de ces gisements hydrothermaux à cette interface a impliqué d'intenses circulations de fluides, qui sont actuellement visibles par la présence d'halos d'altération argileux développés à des échelles plurikilométriques dans le socle et le bassin et entourant les minéralisations uranifères. Ces altérations ne sont pas identiques entre gisements et à l'échelle du gisement, avec des phases majeures (argiles) et mineures (sulfures, carbonates, APS, …) différemment exprimées. Ces phases sont le témoin de mobilités différenciées de multiples éléments (K pour l'illite, Mg pour la chlorite, B pour la tourmaline) gouvernées par des changements des conditions physico-chimiques à cette interface au cours du temps. Bien que ces marqueurs hydrothermaux soient globalement associés spatialement avec les minéralisations uranifères, ils restent sous-considérés pour caractériser les conditions de formation et d'évolution des gisements d'uranium de type discordance, et également pour expliquer les différences visibles de tonnages et teneurs en uranium entre les différentes zones altérées du bassin. Ces différences contredisent le modèle métallogénique actuel qui considère des conditions temporelles et génétiques similaires à l'échelle du bassin. Les relations génétiques entre les différents épisodes hydrothermaux minéralisateurs, les contextes structuraux spécifiques, les multiples événements fluides et les différentes familles de minéraux hyd
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Compétences attendues
Sujet de thèse :Les gisements d’uranium de type discordance sont une des cibles de recherche du labcom CREGU (CNRS-Orano-Université de Lorraine) en tant que source significative d’uranium pour l’industrie nucléaire, avec une production actuellement localisée dans la zone du bassin Paléo- à Mésoprotérozoïque d’Athabasca au Canada. Ces gisements sont activement explorés et exploités à l'interface entre ce bassin et le socle sous-jacent car ils présentent des tonnages importants mais surtout des teneurs moyennes en uranium pouvant dépasser les 15 %, comme pour les sites de Cigar Lake et McArthur River. La formation de telles anomalies géochimiques a nécessité la conjonction de processus physiques et chimiques de très forte efficacité sur lesquels les chercheurs académiques travaillent depuis plus de 60 ans. Le modèle métallogénique couramment admis considère que ces gisements se sont formés entre 1,7 et 1,2 milliard d’années suite à des circulations massives de fluides originaires du bassin dans des pièges structuraux et physico-chimiques situés à l’intersection entre des structures graphiteuses s’enracinant dans le socle (appelées conducteurs graphiteux) et la surface de discordance du bassin d’Athabasca. Les gisements sont ainsi spatialement associés à la discordance entre le bassin et le socle, et en lien avec le cadre structural, les chemins de circulation des fluides, les propriétés physiques du milieu et les mécanismes de précipitation actifs dans cette zone.La formation de ces gisements hydrothermaux à cette interface a impliqué d'intenses circulations de fluides, qui sont actuellement visibles par la présence d'halos d'altération argileux développés à des échelles plurikilométriques dans le socle et le bassin et entourant les minéralisations uranifères. Ces altérations ne sont pas identiques entre gisements et à l'échelle du gisement, avec des phases majeures (argiles) et mineures (sulfures, carbonates, APS, …) différemment exprimées. Ces phases sont le témoin de mobilités différenciées de multiples éléments (K pour l'illite, Mg pour la chlorite, B pour la tourmaline) gouvernées par des changements des conditions physico-chimiques à cette interface au cours du temps. Bien que ces marqueurs hydrothermaux soient globalement associés spatialement avec les minéralisations uranifères, ils restent sous-considérés pour caractériser les conditions de formation et d'évolution des gisements d'uranium de type discordance, et également pour expliquer les différences visibles de tonnages et teneurs en uranium entre les différentes zones altérées du bassin. Ces différences contredisent le modèle métallogénique actuel qui considère des conditions temporelles et génétiques similaires à l'échelle du bassin. Les relations génétiques entre les différents épisodes hydrothermaux minéralisateurs, les contextes structuraux spécifiques, les multiples événements fluides et les différentes familles de minéraux hydVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil attendu
Contraintes et risques :
aucun
Conditions d'exercice
Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
Métier de référence
Chercheuse / Chercheur
Réf. UMR7359-JULMER-013Fonction publique d'État