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FP d'État Cat. AEmploi ouvert uniquement aux contractuelsRecherche & InnovationIl y a 28 jours

Post-doctorat Habitabilités des stations d’altitude : l’exemple des stations de la vallée de Taren

Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAE) (ouvre un nouvel onglet) — Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAE)

Localisation
Isère (38), France (38)
Niveau d'études
Niveau 6 Licence/diplômes équivalents
Publication
1 octobre 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Environnement de travail, missions et activités Vous exercerez votre activité au sein du Laboratoire Ecosystèmes et Sociétés en Montagne (Lessem : https://www6.lyon-grenoble.inrae.fr/lessem/), au sein de l'équipe pluridisciplinaire TRAVERSES (économie, aménagement, écologie, agronomie, géographie), dont l’originalité est de chercher à comprendre les modalités d'interaction entre systèmes écologiques et sociaux dans un contexte de changements globaux, par le prisme territorial et systémique, et d’accompagner les transitions de plusieurs secteurs d'activité, notamment l’agriculture. Dans ce contexte, vous travaillerez plus particulièrement dans le projet ANR FORESEE « Vivre avec les conséquences du changement climatique : éclairer et construire les fondations d’un Contrat Social » porté par l’UGA dans le cadre des « Programmes de Recherche en Sciences Humaines et Sociales » de France 2030. Alors que les connaissances scientifiques sur le climat s’accumulent depuis des décennies, les conséquences du changement climatique sont désormais une réalité vécue à une large échelle. Le projet FORESEE se concentre sur cette dimension vécue, encore largement inexplorée. Dans ce projet, l’UGA est à la tête d’un consortium de sept partenaires institutionnels (Université de Lille, Université Lyon 3, Université Paul Valéry Montpellier, Université de Bordeaux, CNRS, INRAe), et s’appuie sur la diversité des SHS pour développer des connaissances et des outils au service des citoyens et des décideurs publics. Le projet s’appuie également sur des partenariats académiques établis de longue date (Inria, CEA, MSH des 5 sites, Fondation UGA, Grec Alpes- Auvergne, Rossignol, ANACT, Hortis et GRI) ainsi que des collaborations avec des acteurs internationaux engagés dans des initiatives structurantes sur les transitions (Oxford university, MIT, Université de Stockholm et d’autres…). D’une durée de sept ans, FORESEE réunit 323 chercheuses et chercheurs, 52 laboratoires et 84 millions d’euros d’apport, avec un financement de 9 millions d’euros attribué dans le cadre de France 2030. FORESEE est structuré en plusieurs tâches et votre mission s’intègrera dans le WP2, Acteurs, organisations et territoires vulnérables face au changement climatique. En mobilisant une approche pluridisciplinaire intégrant l’histoire, l’architecture, l’économie, la sociologie, l’ergonomie, les sciences de gestion, les sciences politiques, la géographie et l’urbanisme, l’Axe 2 s’intéressera à différentes échelles territoriales pour analyser à la fois la résistance (constructive et obstructive) et l’adaptation rendue nécessaire par le changement climatique (voir https://foresee.univ-grenoble-alpes.fr/axes-recherche-0/axe-2-acteurs-organisations-et-territoires-vulnerables-face-au-changement-climatique). Dans ce cadre, le projet HALTE s’intéressera aux territoires touristiques structurés autour de stations. L’économie des sports d’hiver en France est aujourd’hui confrontée à de nombreuses vulnérabilités liées au changement climatique. Les situations difficiles de stations se multiplient et mettent en relief l’impératif de transition d’un modèle reposant largement sur l’exploitation du domaine skiable et l’hébergement touristique (George et al., 2026 ; Métral et al., 2026 ; Bourdeau, 2021 ; François, George-Marcelpoil, 2012). Face à ces évolutions, les stratégies de diversification touristique comme économique ont été soutenues comme solutions d’adaptation. Cependant, les transitions en cours interrogent plus largement la possibilité pour les espaces montagnards d’être des lieux de vie, de travail et d’épanouissement à l’année, plaçant au cœur des réflexions la notion d'habitabilité. Celle-ci désigne, dans un contexte de changement climatique et d’atteinte des limites planétaires, la capacité des humains à (s’)adapter et habiter des lieux assurant leur survie et leur santé, et satisfaisant leur bien-être (Barrioz et Laslaz, 2025). La notion d’habitabilité semble à la fois faire écho aux préoccupations des habitants et acteurs des territoires, et disposer d’un potentiel heuristique pour les sciences humaines et sociales (CNRS, 2025), justifiant sa mobilisation dans les dispositifs de transformations socio-écologiques (Blanc et al., 2025). Reste que les travaux sur les transitions en montagne s’intéressent généralement aux petites et moyennes stations, jugées plus vulnérables au changement climatique. Les grandes stations d'altitude, présentées comme moins exposées, restent ainsi peu étudiées. Leur solidité apparente tend à invisibiliser d'autres formes de vulnérabilité qui concernent justement les conditions d'habitabilité de ces territoires. Le projet HALTE contribuera à cette réflexion en étudiant les stations de Tarentaise au prisme de leur habitabilité. Il s’agit d’analyser dans quelle mesure le poids de l’économie des sports d’hiver et la perception de la robustesse de ces stations entravent ou non la prise en compte des enjeux de l’habitabilité. Plus largement, le projet vise à préciser ce que signifie l’habitabilité dans ce type de territoires de montagne et à proposer une grille méthodologique permettant de l’appréhender. Nous faisons l’hypothèse que derrière une apparente homogénéité liée à leur modèle de développement, les grandes stations connaissent des situations et sont engagées dans des trajectoires d’habitabilité différenciées. Pour ce faire, ce projet de recherche visera à aborder ces questions dans le territoire de la vallée de la Tarentaise, berceau du développement des stations d’altitude créées dans les années 60 selon le modèle de la station intégrée. Sous la responsabilité d’Emmanuelle George, chercheure en économie territoriale, et de Véronique Reynier, chercheure en psychosociologie, responsables du projet HALTE, vous serez plus particulièrement en charge des étapes suivantes : * en mobilisant un état de l’art sur la notion d’habitabilité, une première étape (janvier- avril 2027) s’attachera, grâce à un panel d’entretiens auprès d’acteurs institutionnels (région Aura, département, ANCT, …), associatifs (Mountain Wilderness, Mountain Riders, Cipra …) et économiques (DSF notamment), à décrypter comme la notion d’habitabilité est considérée, avec quels critères, quelles valeurs associées. Ces entretiens pourront également permettre d’identifier la diversité des situations entre les stations de la vallée de la Tarentaise. * sur cette base, la seconde étape (avril – octobre 2027) mettra l’accent sur 3 terrains d’étude, dans lesquels nous analyserons les processus d’habitabilité en jeu et en cours, grâce à une démarche mixte, articulant données quantitatives et qualitatives (entretiens semi-directifs avec une diversité d’acteurs institutionnels, économiques et habitants), ainsi que littérature grise. Les terrains d’étude pressentis sont i) Tignes avec une nouvelle équipe municipale et une recomposition de la place de la commune dans la vision future du territoire avec la reprise en SPL (Société Publique Locale) de l’exploitation du domaine skiable après la Compagnie des Alpes, ii) Bourg Saint Maurice qui vient de changer d’exécutif après un dernier mandat porté par un maire très engagé dans la démocratie participative et la volonté de travailler le « bien vivre » sur le territoire et iii) la Plagne, 1er station française en taille et encore très orientée sur la poursuite du modèle économique traditionnel des sports d’hiver, avec en particulier la perspective des Jeux Olympiques en 2030. Ce travail fera l’objet d’une valorisation à travers la rédaction d’un article scientifique. * Dans une dernière phase (octobre – décembre 2027), et sous la responsabilité des encadrantes de la mission, cette lecture des processus d’habitabilité pourra être mise en discussion avec les acteurs porteurs de politiques publiques dans le cadre alpin, français comme européen, en valorisant les apports du projet Interreg espace alpin TranStat. Plus généralement, la personne recrutée contribuera aux réflexions menées au sein du LESSEM sur la transition et l’habitabilité des territoires touristique de montagne. Conditions particulières d’activité : nombreux déplacements sur le terrain de la Vallée de Tarentaise.

Compétences attendues

Environnement de travail, missions et activitésVous exercerez votre activité au sein du Laboratoire Ecosystèmes et Sociétés en Montagne (Lessem : https://www6.lyon-grenoble.inrae.fr/lessem/), au sein de l'équipe pluridisciplinaire TRAVERSES (économie, aménagement, écologie, agronomie, géographie), dont l’originalité est de chercher à comprendre les modalités d'interaction entre systèmes écologiques et sociaux dans un contexte de changements globaux, par le prisme territorial et systémique, et d’accompagner les transitions de plusieurs secteurs d'activité, notamment l’agriculture. Dans ce contexte, vous travaillerez plus particulièrement dans le projet ANR FORESEE « Vivre avec les conséquences du changement climatique : éclairer et construire les fondations d’un Contrat Social » porté par l’UGA dans le cadre des « Programmes de Recherche en Sciences Humaines et Sociales » de France 2030. Alors que les connaissances scientifiques sur le climat s’accumulent depuis des décennies, les conséquences du changement climatique sont désormais une réalité vécue à une large échelle. Le projet FORESEE se concentre sur cette dimension vécue, encore largement inexplorée. Dans ce projet, l’UGA est à la tête d’un consortium de sept partenaires institutionnels (Université de Lille, Université Lyon 3, Université Paul Valéry Montpellier, Université de Bordeaux, CNRS, INRAe), et s’appuie sur la diversité des SHS pour développer des connaissances et des outils au service des citoyens et des décideurs publics. Le projet s’appuie également sur des partenariats académiques établis de longue date (Inria, CEA, MSH des 5 sites, Fondation UGA, Grec Alpes- Auvergne, Rossignol, ANACT, Hortis et GRI) ainsi que des collaborations avec des acteurs internationaux engagés dans des initiatives structurantes sur les transitions (Oxford university, MIT, Université de Stockholm et d’autres…). D’une durée de sept ans, FORESEE réunit 323 chercheuses et chercheurs, 52 laboratoires et 84 millions d’euros d’apport, avec un financement de 9 millions d’euros attribué dans le cadre de France 2030.FORESEE est structuré en plusieurs tâches et votre mission s’intègrera dans le WP2, Acteurs, organisations et territoires vulnérables face au changement climatique. En mobilisant une approche pluridisciplinaire intégrant l’histoire, l’architecture, l’économie, la sociologie, l’ergonomie, les sciences de gestion, les sciences politiques, la géographie et l’urbanisme, l’Axe 2 s’intéressera à différentes échelles territoriales pour analyser à la fois la résistance (constructive et obstructive) et l’adaptation rendue nécessaire par le changement climatique (voir https://foresee.univ-grenoble-alpes.fr/axes-recherche-0/axe-2-acteurs-organisations-et-territoires-vulnerables-face-au-changement-climatique).Dans ce cadre, le projet HALTE s’intéressera aux territoires touristiques structurés autour de stations. L’économie des sports d’hiver en France est aujourd’hui confrontée à de nombreuses vulnérabilités liées au changement climatique. Les situations difficiles de stations se multiplient et mettent en relief l’impératif de transition d’un modèle reposant largement sur l’exploitation du domaine skiable et l’hébergement touristique (George et al., 2026 ; Métral et al., 2026 ; Bourdeau, 2021 ; François, George-Marcelpoil, 2012). Face à ces évolutions, les stratégies de diversification touristique comme économique ont été soutenues comme solutions d’adaptation. Cependant, les transitions en cours interrogent plus largement la possibilité pour les espaces montagnards d’être des lieux de vie, de travail et d’épanouissement à l’année, plaçant au cœur des réflexions la notion d'habitabilité. Celle-ci désigne, dans un contexte de changement climatique et d’atteinte des limites planétaires, la capacité des humains à (s’)adapter et habiter des lieux assurant leur survie et leur santé, et satisfaisant leur bien-être (Barrioz et Laslaz, 2025). La notion d’habitabilité semble à la fois faire écho aux préoccupations des habitants et acteurs des territoires, et disposer d’un potentiel heuristique pour les sciences humaines et sociales (CNRS, 2025), justifiant sa mobilisation dans les dispositifs de transformations socio-écologiques (Blanc et al., 2025). Reste que les travaux sur les transitions en montagne s’intéressent généralement aux petites et moyennes stations, jugées plus vulnérables au changement climatique. Les grandes stations d'altitude, présentées comme moins exposées, restent ainsi peu étudiées. Leur solidité apparente tend à invisibiliser d'autres formes de vulnérabilité qui concernent justement les conditions d'habitabilité de ces territoires. Le projet HALTE contribuera à cette réflexion en étudiant les stations de Tarentaise au prisme de leur habitabilité. Il s’agit d’analyser dans quelle mesure le poids de l’économie des sports d’hiver et la perception de la robustesse de ces stations entravent ou non la prise en compte des enjeux de l’habitabilité. Plus largement, le projet vise à préciser ce que signifie l’habitabilité dans ce type de territoires de montagne et à proposer une grille méthodologique permettant de l’appréhender. Nous faisons l’hypothèse que derrière une apparente homogénéité liée à leur modèle de développement, les grandes stations connaissent des situations et sont engagées dans des trajectoires d’habitabilité différenciées. Pour ce faire, ce projet de recherche visera à aborder ces questions dans le territoire de la vallée de la Tarentaise, berceau du développement des stations d’altitude créées dans les années 60 selon le modèle de la station intégrée. Sous la responsabilité d’Emmanuelle George, chercheure en économie territoriale, et de Véronique Reynier, chercheure en psychosociologie, responsables du projet HALTE, vous serez plus particulièrement en charge des étapes suivantes :              * en mobilisant un état de l’art sur la notion d’habitabilité, une première étape (janvier- avril 2027) s’attachera, grâce à un panel d’entretiens auprès d’acteurs institutionnels (région Aura, département, ANCT, …), associatifs (Mountain Wilderness, Mountain Riders, Cipra …) et économiques (DSF notamment), à décrypter comme la notion d’habitabilité est considérée, avec quels critères, quelles valeurs associées. Ces entretiens pourront également permettre d’identifier la diversité des situations entre les stations de la vallée de la Tarentaise.               * sur cette base, la seconde étape (avril – octobre 2027) mettra l’accent sur 3 terrains d’étude, dans lesquels nous analyserons les processus d’habitabilité en jeu et en cours, grâce à une démarche mixte, articulant données quantitatives et qualitatives (entretiens semi-directifs avec une diversité d’acteurs institutionnels, économiques et habitants), ainsi que littérature grise. Les terrains d’étude pressentis sont i) Tignes avec une nouvelle équipe municipale et une recomposition de la place de la commune dans la vision future du territoire avec la reprise en SPL (Société Publique Locale) de l’exploitation du domaine skiable après la Compagnie des Alpes, ii) Bourg Saint Maurice qui vient de changer d’exécutif après un dernier mandat porté par un maire très engagé dans la démocratie participative et la volonté de travailler le « bien vivre » sur le territoire  et iii) la Plagne, 1er station française en taille et encore très orientée sur la poursuite du modèle économique traditionnel des sports d’hiver, avec en particulier la perspective des Jeux Olympiques en 2030. Ce travail fera l’objet d’une valorisation à travers la rédaction d’un article scientifique.* Dans une dernière phase (octobre – décembre 2027), et sous la responsabilité des encadrantes de la mission, cette lecture des processus d’habitabilité pourra être mise en discussion avec les acteurs porteurs de politiques publiques dans le cadre alpin, français comme européen, en valorisant les apports du projet Interreg espace alpin TranStat.Plus généralement, la personne recrutée contribuera aux réflexions menées au sein du LESSEM sur la transition et l’habitabilité des territoires touristique de montagne.Conditions particulières d’activité : nombreux déplacements sur le terrain de la Vallée de Tarentaise.

Profil attendu

Formation recommandée : thèse en Sciences du territoire (économie, aménagement, science politique, géographie sociale) Connaissances souhaitées : connaissance des territoires de montagne et de l’écosystème stations ; connaissances des enjeux de l’habitabilité et des transitions. Expérience appréciée : Conduite d’enquêtes qualitatives auprès d’acteurs variés – relation avec des acteurs institutionnels Aptitudes recherchées : curiosité intellectuelle, force de proposition ; sens de l'organisation ; respect de la confidentialité des informations et des données ; autonomie et capacité de travail en équipe

Métier de référence

Experte / Expert en biologie - SVT

Comprendre ce poste

Ce poste de post-doctorat s'inscrit dans les travaux du Laboratoire Ecosystèmes et Sociétés en Montagne de l'INRAE, où l'on étudie comment les systèmes écologiques et sociaux s'influencent mutuellement face aux changements globaux. La personne recrutée contribue à une question d'habitabilité : comment les territoires de montagne, et plus particulièrement les stations d'altitude, peuvent continuer à accueillir des populations et des activités dans un contexte de réchauffement climatique. Le travail consiste notamment à analyser les trajectoires d'adaptation des territoires, à collecter et interpréter des données qualitatives, et à produire des résultats destinés à la recherche comme aux acteurs locaux. Il s'agit ainsi de nourrir la réflexion publique sur les choix d'aménagement et de transition.

Le recrutement dans ce cadre

Le poste est ouvert uniquement aux contractuels, sans concours, dans le cadre d'un contrat de recherche rattaché à un projet financé par l'ANR. Il relève de la catégorie A de la fonction publique d'État, qui correspond à des fonctions de conception et de pilotage scientifique. Les perspectives d'évolution passent principalement par la poursuite de la recherche, qu'il s'agisse de candidatures à des postes permanents d'chercheur ou d'ingénieur dans les organismes publics, ou de nouveaux financements sur des projets comparables.

Conseils pour candidater

  • Mettre en avant l'expérience concrète d'enquêtes qualitatives (entretiens, observation, analyse de discours) auprès d'acteurs institutionnels, en décrivant précisément les terrains et les publics rencontrés.
  • Démontrer une connaissance réelle des stations de montagne et des enjeux d'enneigement, de diversification touristique et de gouvernance territoriale, par des publications, rapports ou terrains déjà réalisés.
  • Préparer un court projet de recherche personnel en lien avec la vallée de Taren et le projet FORESEE, qui illustre votre capacité de proposition et votre autonomie dans l'élaboration d'une problématique.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. INRAE-OT-30640Fonction publique d'État

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