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PostePublic
FP d'État Cat. ARecherche & InnovationIl y a 1 mois

Offre de post-doctorat en sociologie des sciences et des techniques (H/F)

CNRS (ouvre un nouvel onglet) — CNRS

Localisation
Seine et Marne (77), France (77)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Publication
24 juillet 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Missions : L’expérimentation agronomique, visant à tester des techniques ou pratiques culturales en conditions plus ou moins contrôlées, constitue depuis (au moins) le milieu du XIXe siècle un mode privilégié de production de connaissances pratiques pour l’agriculture. Documenter les évolutions de ses objets, de ses lieux et de ses acteurs constitue donc une voie pertinente pour examiner les mutations contemporaines des modes de production des savoirs et des innovations en agriculture, dans le contexte des transitions agroécologiques. Historiquement envisagée comme la mise en application, dans le contexte relativement confiné des stations agronomiques, de techniques ou d’intrants conçus souvent en laboratoire, l’expérimentation agronomique est en effet appelée à se renouveler profondément pour contribuer pleinement aux transformations des systèmes agri-alimentaires. Premièrement, la diversification contemporaine des pratiques agronomiques multiplie les thèmes et questions susceptibles de nécessiter la mise en place d’expérimentations agronomiques. Deuxièmement, le déploiement de l’agroécologie, impliquant l’intégration des pratiques agricoles au sein d’écosystèmes par nature variables spatialement et temporellement, rend indispensable une forme de relocalisation (et donc une diversification des lieux) de la production de connaissances et d’innovations. Troisièmement, les transitions vers des modèles plus durables demandent bien souvent des transformations globales des systèmes de production, et contribuent au renouvellement de l’épistémologie expérimentale : le développement des expérimentations dites « systèmes » permet par exemple de combiner différents leviers d’action, par contraste avec les expérimentations « factorielles », qui testent un nombre limité de variables en vue de conduire des changements plus incrémentaux. Ces dernières années, plusieurs travaux ont étudié ce renouvellement des modalités de l’expérimentation en contexte de transition agroécologique, en s’intéressant à son organisation humaine et matérielle, à ses épistémologies, et également aux lieux où elle est déployée – en distinguant, par exemple, expérimentation en station ou en fermes commerciales. Si ces études ont pu documenter les mutations de l’expérimentation agronomique en prenant pour objet des configurations socio-techniques situées (des stations, des réseaux expérimentaux ou des démarches expérimentales bien ciblées), le paysage global de l’infrastructure expérimentale française en station reste peu documenté. En particulier, une diversité d’espaces d’expérimentations cohabitent bien souvent au sein d’une même zone géographique, depuis les stations les plus institutionnelles (INRAE, Instituts techniques, stations régionales) vers des lieux plus marginaux et mal connus (syndicats de producteurs, vergers conservatoires associatifs, espaces tests etc.). Un enjeu central, qui constitue l’objectif principal Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Compétences attendues

Missions :L’expérimentation agronomique, visant à tester des techniques ou pratiques culturales en conditions plus ou moins contrôlées, constitue depuis (au moins) le milieu du XIXe siècle un mode privilégié de production de connaissances pratiques pour l’agriculture. Documenter les évolutions de ses objets, de ses lieux et de ses acteurs constitue donc une voie pertinente pour examiner les mutations contemporaines des modes de production des savoirs et des innovations en agriculture, dans le contexte des transitions agroécologiques. Historiquement envisagée comme la mise en application, dans le contexte relativement confiné des stations agronomiques, de techniques ou d’intrants conçus souvent en laboratoire, l’expérimentation agronomique est en effet appelée à se renouveler profondément pour contribuer pleinement aux transformations des systèmes agri-alimentaires. Premièrement, la diversification contemporaine des pratiques agronomiques multiplie les thèmes et questions susceptibles de nécessiter la mise en place d’expérimentations agronomiques. Deuxièmement, le déploiement de l’agroécologie, impliquant l’intégration des pratiques agricoles au sein d’écosystèmes par nature variables spatialement et temporellement, rend indispensable une forme de relocalisation (et donc une diversification des lieux) de la production de connaissances et d’innovations. Troisièmement, les transitions vers des modèles plus durables demandent bien souvent des transformations globales des systèmes de production, et contribuent au renouvellement de l’épistémologie expérimentale : le développement des expérimentations dites « systèmes » permet par exemple de combiner différents leviers d’action, par contraste avec les expérimentations « factorielles », qui testent un nombre limité de variables en vue de conduire des changements plus incrémentaux. Ces dernières années, plusieurs travaux ont étudié ce renouvellement des modalités de l’expérimentation en contexte de transition agroécologique, en s’intéressant à son organisation humaine et matérielle, à ses épistémologies, et également aux lieux où elle est déployée – en distinguant, par exemple, expérimentation en station ou en fermes commerciales. Si ces études ont pu documenter les mutations de l’expérimentation agronomique en prenant pour objet des configurations socio-techniques situées (des stations, des réseaux expérimentaux ou des démarches expérimentales bien ciblées), le paysage global de l’infrastructure expérimentale française en station reste peu documenté. En particulier, une diversité d’espaces d’expérimentations cohabitent bien souvent au sein d’une même zone géographique, depuis les stations les plus institutionnelles (INRAE, Instituts techniques, stations régionales) vers des lieux plus marginaux et mal connus (syndicats de producteurs, vergers conservatoires associatifs, espaces tests etc.). Un enjeu central, qui constitue l’objectif principal Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil attendu

Competences : • Savoirs et connaissances : sociologue (de préférence spécialisé en sociologie des sciences ou sciences and technology studies) ayant une bonne connaissance des mondes agricoles et si possible des enjeux épistémologiques/socio-techniques associés à l’expérimentation agronomique • Savoir-faire : enquêtes par entretiens qualitatifs, constitution et traitement quantitatif de bases de données • Savoir-être : capacité et motivation à travailler en équipe Contraintes et risques : Plusieurs périodes de travail sur le terrain en France (Pays de la Loire), à répartir selon les besoins de l’enquête

Conditions d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce post-doctorat porte sur l'histoire et la transformation contemporaine de l'expérimentation agronomique, envisagée comme objet de recherche en sociologie des sciences. Il s'agit d'étudier comment les pratiques, lieux et acteurs de l'expérimentation agricole évoluent face aux enjeux agroécologiques et aux nouveaux modèles d'innovation. Ce travail s'inscrit dans une démarche de documentation des mutations des modes de production de savoirs et d'innovations en agriculture, questionnant les frontières entre laboratoire et terrain, entre conception et application.

Le recrutement dans ce cadre

Le CNRS recrute sur contrat pour ce post-doctorat en catégorie A, ce qui correspond aux cadres de la recherche. Cette position offre une expérience structurante pour consolider un parcours académique et préparer des perspectives de carrière en recherche, que ce soit dans la recherche publique, l'enseignement supérieur ou les organismes spécialisés en études des sciences et techniques.

Conseils pour candidater

  • Démontrer une maîtrise solide des méthodes qualitatives (entretiens ethnographiques) couplée à des compétences quantitatives : c'est le cœur méthodologique du poste. Mettre l'accent sur les expériences terrain réussies.
  • Valoriser toute connaissance préalable des mondes agricoles ou agri-alimentaires (travaux antérieurs, collaborations, immersion) : elle constitue un atout majeur pour un chercheur issu d'une formation purement urbaine.
  • Préparer un projet de recherche cohérent qui articule le questionnement sociologique aux réalités de l'expérimentation agronomique, en anticipant les enjeux de mobilité géographique liés aux terrains en région.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. UMR9003-BAPBED-001Fonction publique d'État

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