Localisation
Seine et Marne (77), France (77)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Publication
24 juillet 2026
Secteur
Recherche & Innovation
Missions principales
Missions :
La crise du renouvellement des générations en agriculture, mise en exergue depuis les années 1980, est aujourd’hui largement reconnue comme un défi majeur pour le système agri-alimentaire français. En réponse, le développement d’un accompagnement à l’installation ou à la transmission a peu à peu structuré un paysage complexe d’aides ou de dispositifs, opérant à des échelles distinctes et portés par des acteurs de différentes natures . Cohabitent ainsi des instruments d’action publique très visibles (PAI, accompagnement par les chambres ou les ADEAR, DJA...) ; un soutien reposant sur des entités associatives (Mosaïque-Mosagri, Terre de Liens, Terres Adonis, pépinières d’entreprises....) ; des organismes de formation (CFPPA, Ecopaysan, réseau InPACT...) ; et des dispositifs de soutien économiques tels que les aides de pôles emploi ou régionales etc. Un certain nombre de travaux académiques ont quant à eux exploré différentes facettes des trajectoires d’installations : concurrence pour l’accès au foncier, fonctionnement et effets des dispositifs d’accompagnement, caractéristiques des installés (proximité aux mondes agricoles, capital social, scolaire et familial, facteurs psychologiques), inscription dans les carrières et les trajectoires de vie etc.
Ces travaux, pris individuellement et dans leur ensemble, soulignent tout à la fois la variété des ressources humaines et matérielles mises à disposition des candidats à l’installation ; et les difficultés (administratives, financières, organisationnelles) persistantes qui jalonnent les parcours individuels, faisant bien souvent du processus d’installation une véritable « course d’obstacles1 ». Ce constat est particulièrement vrai pour les projets les plus alternatifs ou marginaux relativement aux attentes des acteurs amenés à supporter une partie des risques afférents (banques, chambres etc.). Dans le même temps, pour ce type de projets, les candidats à l’installation peuvent s’appuyer sur un écosystème d’entités dites du « tiers-secteur », explicitement engagées en faveur d’une agriculture plus durable : associations d’échange ou de diffusion de semences locales , réseaux de distribution (e.g en circuits courts), espaces tests dédiés à l’agriculture bio , ou encore les différents ONVAR . Si les travaux existants ont pu se pencher sur les rôles spécifiques joués par certains de ces acteurs, rares sont les études proposant une description intégrée de la manière dont ils sont séquentiellement mobilisés dans le cours d’une trajectoire d’installation : Comment les candidats à l’installation (se) construisent-ils un réseau d’accompagnement en puisant dans ces ressources locales ? Dans quelles mesures leur mobilisation est susceptible d’asseoir la crédibilité d’un projet, notamment auprès de ses financeurs potentiels ? Corrélativement, la manière dont ces acteurs du tiers-secteur font réseau à l’échelle locale est mal connue : quels liens ent
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Compétences attendues
Missions :La crise du renouvellement des générations en agriculture, mise en exergue depuis les années 1980, est aujourd’hui largement reconnue comme un défi majeur pour le système agri-alimentaire français. En réponse, le développement d’un accompagnement à l’installation ou à la transmission a peu à peu structuré un paysage complexe d’aides ou de dispositifs, opérant à des échelles distinctes et portés par des acteurs de différentes natures . Cohabitent ainsi des instruments d’action publique très visibles (PAI, accompagnement par les chambres ou les ADEAR, DJA...) ; un soutien reposant sur des entités associatives (Mosaïque-Mosagri, Terre de Liens, Terres Adonis, pépinières d’entreprises....) ; des organismes de formation (CFPPA, Ecopaysan, réseau InPACT...) ; et des dispositifs de soutien économiques tels que les aides de pôles emploi ou régionales etc. Un certain nombre de travaux académiques ont quant à eux exploré différentes facettes des trajectoires d’installations : concurrence pour l’accès au foncier, fonctionnement et effets des dispositifs d’accompagnement, caractéristiques des installés (proximité aux mondes agricoles, capital social, scolaire et familial, facteurs psychologiques), inscription dans les carrières et les trajectoires de vie etc. Ces travaux, pris individuellement et dans leur ensemble, soulignent tout à la fois la variété des ressources humaines et matérielles mises à disposition des candidats à l’installation ; et les difficultés (administratives, financières, organisationnelles) persistantes qui jalonnent les parcours individuels, faisant bien souvent du processus d’installation une véritable « course d’obstacles1 ». Ce constat est particulièrement vrai pour les projets les plus alternatifs ou marginaux relativement aux attentes des acteurs amenés à supporter une partie des risques afférents (banques, chambres etc.). Dans le même temps, pour ce type de projets, les candidats à l’installation peuvent s’appuyer sur un écosystème d’entités dites du « tiers-secteur », explicitement engagées en faveur d’une agriculture plus durable : associations d’échange ou de diffusion de semences locales , réseaux de distribution (e.g en circuits courts), espaces tests dédiés à l’agriculture bio , ou encore les différents ONVAR . Si les travaux existants ont pu se pencher sur les rôles spécifiques joués par certains de ces acteurs, rares sont les études proposant une description intégrée de la manière dont ils sont séquentiellement mobilisés dans le cours d’une trajectoire d’installation : Comment les candidats à l’installation (se) construisent-ils un réseau d’accompagnement en puisant dans ces ressources locales ? Dans quelles mesures leur mobilisation est susceptible d’asseoir la crédibilité d’un projet, notamment auprès de ses financeurs potentiels ? Corrélativement, la manière dont ces acteurs du tiers-secteur font réseau à l’échelle locale est mal connue : quels liens entVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil attendu
Competences :
• Savoirs et connaissances : sociologue (de préférence spécialisé en sociologie économique ou sociologie des sciences et des techniques) ayant une bonne connaissance des mondes agricoles
• Savoir-faire : enquêtes par entretiens qualitatifs, constitution et (éventuellement) traitement quantitatif de bases de données
• Savoir-être : capacité et motivation à travailler en équipe
Contraintes et risques :
Conditions d'exercice
Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
Métier de référence
Chercheuse / Chercheur
Comprendre ce poste
Ce post-doctorat s'inscrit dans un programme de recherche du CNRS sur les enjeux contemporains de l'installation et de la transmission agricoles en France. Le chercheur contribuera à décrypter un écosystème complexe d'acteurs et de dispositifs d'aide, en menant une investigation qualitative et quantitative auprès des acteurs du renouvellement générationnel. Il s'agit de produire des connaissances académiques qui éclairent les politiques publiques et les pratiques des organismes accompagnant les agriculteurs.
Le recrutement dans ce cadre
Le recrutement se fait en contrat de recherche au sein du CNRS, classé en catégorie A. Ce type de position offre une expérience de recherche structurée dans un établissement de prestige, avec accès aux ressources et aux réseaux scientifiques du CNRS, sans toutefois déboucher automatiquement sur un CDI. L'évolution dépendra de la capacité à publier et à consolider un profil de chercheur reconnu.
Conseils pour candidater
- Mettre en avant une expérience concrète en enquête qualitative (terrain, entretiens semi-directifs) et justifier une connaissance du secteur agricole ou des mondes ruraux, même acquise lors de précédents travaux de recherche.
- Structurer le dossier autour d'une question de recherche personnelle qui dialogue avec les problématiques énoncées (trajectoires d'installation, rôle des intermédiaires, instruments d'action publique).
- Documenter la capacité à travailler en collectif scientifique (publications communes, participations à séminaires) et clarifier les outils méthodologiques (MAXQDA, traitement statistique) maîtrisés.
Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.
Réf. UMR9003-BAPBED-003Fonction publique d'État