Localisation
Seine et Marne (77), France (77)
Publication
3 septembre 2026
Date limite
30 septembre 2026
Secteur
Recherche & Innovation
Missions principales
L'objectif principal de ce travail de doctorat est de développer une cartographie archéologique spatio-temporelle à grande échelle, en combinant vision par ordinateur, télédétection et intégration de données patrimoniales hétérogènes. La recherche s'articulera autour de deux axes principaux :
1. Détection automatique de structures archéologiques par télédétection
Le ou la doctorant(e) développera des modèles de vision par ordinateur entraînés sur des images satellitaires multi-sources pour détecter automatiquement des structures archéologiques caractéristiques de la civilisation khmère : rizières anciennes, réseaux hydro-agricoles, temples, et indices d'activité anthropique néfaste telle que les fosses de pillage.
La cartographie débutera dans le périmètre des acquisitions LiDAR existantes, où environ 3 000 km² restent encore non cartographiés, et s'étendra progressivement à l'ensemble de la zone d'intérêt au fur et à mesure de la disponibilité de nouvelles données SAR et de modèles numériques de terrain à haute résolution produits dans le cadre du projet. Une attention particulière sera portée à l'évaluation de la capacité de détection à partir d'imagerie satellitaire de résolution moyenne (ex. Sentinel-2), afin de proposer une approche qui permette le passage à l’échelle à moindre coût.
Les résultats seront validés par des prospections archéologiques de terrain et les archives de fouilles existantes.
2. Cartographie SIG spatio-temporelle
Le ou la doctorant(e) construira une carte enrichie d'une dimension temporelle, intégrant les sites archéologiques détectés à l'étape précédente ainsi que les artefacts (sculptures, inscriptions) et leurs estimations de datation. Il s'agira notamment de :
- Lier automatiquement artefacts et sites géographiques, en s'appuyant sur les provenances reconstruites dans le cadre du projet ANR KAYA ;
- Compiler un jeu de données structuré, en collaboration avec l'EFEO, pour guider et valider l'attribution automatique des artefacts à datation connue ;
- Implémenter une solution SIG possédant une dimension temporelle, permettant de visualiser et d'interroger l'évolution spatiotemporelle des entités politiques khmères, de l'occupation des temples et de leurs établissements associés ;
- Contribuer à la protection du patrimoine, en s'appuyant sur la cartographie archéologique pour analyser les dynamiques du pillage à grande échelle et prioriser les sites à protéger.
Compétences attendues
L'objectif principal de ce travail de doctorat est de développer une cartographie archéologique spatio-temporelle à grande échelle, en combinant vision par ordinateur, télédétection et intégration de données patrimoniales hétérogènes. La recherche s'articulera autour de deux axes principaux :1. Détection automatique de structures archéologiques par télédétectionLe ou la doctorant(e) développera des modèles de vision par ordinateur entraînés sur des images satellitaires multi-sources pour détecter automatiquement des structures archéologiques caractéristiques de la civilisation khmère : rizières anciennes, réseaux hydro-agricoles, temples, et indices d'activité anthropique néfaste telle que les fosses de pillage.La cartographie débutera dans le périmètre des acquisitions LiDAR existantes, où environ 3 000 km² restent encore non cartographiés, et s'étendra progressivement à l'ensemble de la zone d'intérêt au fur et à mesure de la disponibilité de nouvelles données SAR et de modèles numériques de terrain à haute résolution produits dans le cadre du projet. Une attention particulière sera portée à l'évaluation de la capacité de détection à partir d'imagerie satellitaire de résolution moyenne (ex. Sentinel-2), afin de proposer une approche qui permette le passage à l’échelle à moindre coût.Les résultats seront validés par des prospections archéologiques de terrain et les archives de fouilles existantes.2. Cartographie SIG spatio-temporelleLe ou la doctorant(e) construira une carte enrichie d'une dimension temporelle, intégrant les sites archéologiques détectés à l'étape précédente ainsi que les artefacts (sculptures, inscriptions) et leurs estimations de datation. Il s'agira notamment de :Lier automatiquement artefacts et sites géographiques, en s'appuyant sur les provenances reconstruites dans le cadre du projet ANR KAYA ;Compiler un jeu de données structuré, en collaboration avec l'EFEO, pour guider et valider l'attribution automatique des artefacts à datation connue ;Implémenter une solution SIG possédant une dimension temporelle, permettant de visualiser et d'interroger l'évolution spatiotemporelle des entités politiques khmères, de l'occupation des temples et de leurs établissements associés ;Contribuer à la protection du patrimoine, en s'appuyant sur la cartographie archéologique pour analyser les dynamiques du pillage à grande échelle et prioriser les sites à protéger.
Profil attendu
Ce travail requiert un intérêt et une curiosité authentiques pour l'archéologie, l'histoire de l'art et le patrimoine culturel, combinés à de solides compétences techniques.
Sont attendus :
- De solides connaissances en apprentissage profond et en vision par ordinateur (détection d'objets, segmentation sémantique, apprentissage auto-supervisé) ;
- Une maîtrise ou un intérêt marqué pour la télédétection et le traitement d'images satellitaires (optique, SAR, LiDAR) ;
- Des compétences en systèmes d'information géographique (SIG) et en analyse spatiale ;
- La maîtrise d'au moins une bibliothèque d'apprentissage profond en Python (PyTorch, TensorFlow, Keras) ;
- Un bon niveau en calcul scientifique Python (numpy, scipy, scikit-learn, GDAL/rasterio) ;
- Un intérêt pour le travail interdisciplinaire à la croisée de l'informatique et des sciences humaines.
- La maîtrise du français et/ou de l'anglais est requise. Une bonne maîtrise de l’anglais est souhaitée.
Conditions d'exercice
Les travaux se dérouleront au laboratoire LASTIG, dans les locaux de l'école d'ingénieurs Géodata Paris, située à Champs-sur-Marne au sein d'un campus verdoyant à moins de 30 minutes du centre de Paris en train.
Avantages : Télétravail flexible après une période de prise de poste ; équipements sportifs et culturels disponibles sur site ; associations sportives et culturelles accessibles au sein de l'IGN; accès à la cafétéria du campus ; prise en charge du titre de transport à 75 % par l'employeur ; aide à l'achat d'un vélo.
Clément Mallet et Elliot Vincent, tous deux experts en télédétection sont les directeurs principaux de cette thèse de doctorat et sont membres du laboratoire LaSTIG.
Les travaux seront menés en étroite collaboration avec des chercheurs de l’EFEO (École française d'Extrême-Orient) à Paris, Dominique Soutif, Vladyslav Sydorov et Christophe Pottier. L'EFEO est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel qui relève du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Elle a pour mission la recherche interdisciplinaire sur les civilisations asiatiques, de l'Inde au Japon. L'EFEO est présente, grâce à ses 18 centres de recherche, dans 12 pays d'Asie. Cette spécificité permet à ses chercheurs d'être sur les terrains de leurs études, et d'animer un réseau de coopérations locales et d'échanges internationaux entre scientifiques orientalistes.
Métier de référence
Chercheuse / Chercheur
Comprendre ce poste
Ce doctorat s'inscrit dans une mission de recherche appliquée au cœur des enjeux contemporains : exploiter la puissance des technologies numériques pour révéler et préserver le patrimoine archéologique à l'échelle territoriale. Le travail combine télédétection, apprentissage automatique et données géographiques pour détecter automatiquement des structures archéologiques complexes, notamment dans le contexte khmer. C'est une opportunité rare de contribuer à la connaissance historique en développant des outils innovants, tout en travaillant dans un institut de référence en géographie et information territoriale.
Le recrutement dans ce cadre
Ce contrat doctoral s'inscrit en catégorie A de la fonction publique d'État, ouvrant l'accès aux titulaires et contractuels. La durée standard d'une thèse (3 ans) offre une stabilité de financement, avec des perspectives de valorisation des résultats par publications et brevets. Un parcours doctoral en FPE constitue une base solide pour envisager une carrière en recherche publique, que ce soit à l'IGN ou dans d'autres instituts de recherche.
Conseils pour candidater
- **Structurer un projet de recherche cohérent** : au-delà du CV technique, montrer comment vos travaux antérieurs (mémoires, projets) convergent vers cette thématique ; expliciter votre compréhension des défis spécifiques de la cartographie archéologique spatio-temporelle.
- **Valoriser l'expérience multidisciplinaire** : démontrer une maîtrise réelle du deep learning et de la vision par ordinateur (projets concrets, publications, contributions open-source) tout en mettant en avant une curiosité authentique pour l'archéologie et le patrimoine, pas seulement des compétences purement techniques.
- **Préparer une lettre de motivation ciblée sur l'IGN** : montrer la connaissance de l'institut, ses missions dans la géomatique, et expliquer pourquoi ce laboratoire est l'environnement idéal pour mener cette recherche innovante.
Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.
Réf. 2026-2399022Fonction publique d'État