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PostePublic
FP d'État Cat. ARecherche & InnovationIl y a 1 mois

[Thèse de doctorat, H/F] Modélisation statistique et apprentissage profond guidé par la physique pour l

CNRS (ouvre un nouvel onglet) — CNRS

Localisation
Rhône (69), France (69)
Niveau d'études
Niveau 7 Master/diplômes équivalents
Publication
25 juillet 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Sujet de thèse : Mots-clés : modélisation statistique, apprentissage profond guidé par la physique, approches non-supervisées, problèmes inverses, approches hybrides, modélisation instrumentale, modélisation des nuisances, données multi-variées, imagerie à haute résolution angulaire et à haut contraste, détection et caractérisation d’exoplanètes. Contexte scientifique : L'observation directe de l'environnement proche des étoiles permet de détecter des exoplanètes et de sonder l'environnement circumstellaire, apportant des informations cruciales sur la formation, l'évolution et la diversité des systèmes exoplanétaires [1]. Du fait de la très faible séparation angulaire et du contraste extrême entre l'étoile hôte (très brillante) et ses compagnons (très peu brillants), cette tâche est particulièrement complexe. Pour surmonter ces difficultés, des techniques instrumentales dédiées sont utilisées : (i) l'optique adaptative extrême, qui compense en temps réel les distorsions du front d'onde introduites par la turbulence atmosphérique ; (ii) la coronographie, qui bloque partiellement la lumière stellaire ; (iii) des stratégies d'observation exploitant le mode pupille-stabilisé du télescope, introduisant une diversité à exploiter pour le démélange des signaux en jeu [2]. Les méthodes avancées de traitement des données, qui combinent des séries d'images spatio-temporelles et spectrales, constituent une autre brique essentielle de l'imagerie directe. Le développement de méthodes de traitement adaptées est ainsi crucial pour améliorer la sensibilité de détection et la précision de la caractérisation physique des exoplanètes (spectre et orbite). Objectifs de recherche : Le projet s'organise autour de trois axes complémentaires : 1/ Modélisation fine de la nuisance : La modélisation des corrélations spatio-temporo-spectrales de la composante de nuisance (speckles et bruit) est essentielle pour sa suppression efficace. Ces corrélations sont souvent locales (liées aux speckles) mais peuvent s’étendre à plus grande échelle spatiale (fuites stellaires, en dehors du coronographe). Les approches actuelles les modélisent soit localement (via des modèles statistiques par patchs [4]), soit globalement (par des techniques d’apprentissage automatique [5,6,7]). Deux pistes seront explorées : (i) modèles statistiques flexibles à complexité réduite [8] ; (ii) apprentissage sur des archives massives par apprentissage profond, produisant des scores de détection fiables et statistiquement interprétables. 2/ Intégration de connaissances physiques a priori : Le projet exploitera des connaissances a priori sur : - le processus de formation d’image : en intégrant des modèles instrumentaux (optique) dans l'apprentissage, afin d'associer des aberrations typiques des cartes de phase à des structures typiques de speckles observés. - les objets astrophysiques : en utilisant des simulations physiques (chimie des atmosphères) pour Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Compétences attendues

Sujet de thèse :Mots-clés :modélisation statistique, apprentissage profond guidé par la physique, approches non-supervisées, problèmes inverses, approches hybrides, modélisation instrumentale, modélisation des nuisances, données multi-variées, imagerie à haute résolution angulaire et à haut contraste, détection et caractérisation d’exoplanètes.Contexte scientifique :L'observation directe de l'environnement proche des étoiles permet de détecter des exoplanètes et de sonder l'environnement circumstellaire, apportant des informations cruciales sur la formation, l'évolution et la diversité des systèmes exoplanétaires [1]. Du fait de la très faible séparation angulaire et du contraste extrême entre l'étoile hôte (très brillante) et ses compagnons (très peu brillants), cette tâche est particulièrement complexe. Pour surmonter ces difficultés, des techniques instrumentales dédiées sont utilisées : (i) l'optique adaptative extrême, qui compense en temps réel les distorsions du front d'onde introduites par la turbulence atmosphérique ; (ii) la coronographie, qui bloque partiellement la lumière stellaire ; (iii) des stratégies d'observation exploitant le mode pupille-stabilisé du télescope, introduisant une diversité à exploiter pour le démélange des signaux en jeu [2]. Les méthodes avancées de traitement des données, qui combinent des séries d'images spatio-temporelles et spectrales, constituent une autre brique essentielle de l'imagerie directe. Le développement de méthodes de traitement adaptées est ainsi crucial pour améliorer la sensibilité de détection et la précision de la caractérisation physique des exoplanètes (spectre et orbite).Objectifs de recherche :Le projet s'organise autour de trois axes complémentaires :1/ Modélisation fine de la nuisance :La modélisation des corrélations spatio-temporo-spectrales de la composante de nuisance (speckles et bruit) est essentielle pour sa suppression efficace. Ces corrélations sont souvent locales (liées aux speckles) mais peuvent s’étendre à plus grande échelle spatiale (fuites stellaires, en dehors du coronographe). Les approches actuelles les modélisent soit localement (via des modèles statistiques par patchs [4]), soit globalement (par des techniques d’apprentissage automatique [5,6,7]). Deux pistes seront explorées : (i) modèles statistiques flexibles à complexité réduite [8] ; (ii) apprentissage sur des archives massives par apprentissage profond, produisant des scores de détection fiables et statistiquement interprétables.2/ Intégration de connaissances physiques a priori :Le projet exploitera des connaissances a priori sur :- le processus de formation d’image : en intégrant des modèles instrumentaux (optique) dans l'apprentissage, afin d'associer des aberrations typiques des cartes de phase à des structures typiques de speckles observés.- les objets astrophysiques : en utilisant des simulations physiques (chimie des atmosphères) pour Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil attendu

Contraintes et risques : N/A

Conditions d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce doctorat s'inscrit dans une thématique de pointe : détecter et caractériser les exoplanètes en imagerie directe, un défi qui requiert de surmonter le contraste lumineux extrême entre une étoile et ses compagnons. Le chercheur ou la chercheuse développera des méthodes hybrides combinant modélisation statistique et apprentissage profond guidé par la physique pour traiter les données issues d'instruments d'imagerie haute résolution. Au quotidien, cela implique de concevoir des algorithmes innovants, de modéliser les nuisances instrumentales, et de valider ces approches sur des données réelles – une recherche fondamentale avec des applications technologiques directes.

Le recrutement dans ce cadre

Il s'agit d'un contrat doctoral au sein du CNRS, inscrit en catégorie A. Ce type de recrutement offre une formation à et par la recherche sur trois ans, encadré par une équipe scientifique, avec des perspectives d'évolution vers des postes permanents en recherche (CNRS, universités) ou vers l'industrie de pointe. Les modalités précises (durée, financement, date de démarrage) doivent être clarifiées auprès du laboratoire d'accueil.

Conseils pour candidater

  • **Mettre en avant les compétences mathématiques et informatiques** : démontrer une maîtrise des méthodes statistiques, de l'apprentissage automatique et idéalement une expérience avec le deep learning ; des projets ou publications antérieurs seraient décisifs.
  • **Souligner la compréhension de la physique sous-jacente** : même sans expertise en imagerie astronomique, montrer une capacité à articuler modélisation physique et données pour résoudre des problèmes inverses complexes.
  • **Préparer un CV et une lettre ciblés** : expliquer sa motivation pour cette thématique précise, évoquer tout stage ou expérience en traitement d'image, analyse de données instrumentales ou applications scientifiques du machine learning.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. UMR5574-OLIFLA-003Fonction publique d'État

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