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PostePublic
FP d'État Cat. ARecherche & InnovationIl y a 1 mois

Doctorant (H/F) Dynamiques contingentes dans les réseaux chimiques illimités : vers l'émergence de pro

CNRS (ouvre un nouvel onglet) — CNRS

Localisation
Rhône (69), France (69)
Niveau d'études
Niveau 7 Master/diplômes équivalents
Publication
24 juillet 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Sujet de thèse : Contexte : Du point de vue de la biologie évolutive, comprendre l'origine de la vie revient à comprendre comment la sélection naturelle peut émerger dans un monde non biologique, régi par des processus purement physico-chimiques (1). Atteindre cet objectif exige une articulation explicite de la théorie de l'évolution avec la physique et la chimie. Or, le problème demeure complexe, car les éléments fondamentaux de la pensée évolutionniste – des populations d'objets autoréplicatifs présentant une variation héréditaire – restent à formuler pleinement dans un cadre prébiotique (2, 3). Une approche prometteuse repose sur la modélisation mathématique : simuler des systèmes ouverts obéissant aux lois fondamentales de la thermodynamique et suivre les comportements dynamiques susceptibles d'être interprétés comme des processus darwiniens émergents. Dans ce contexte, notre équipe a développé un premier modèle, centré sur le comportement des cycles autocatalytiques au sein de réseaux chimiques prédéfinis et délimités, reliant des ensembles fixes d'objets chimiques par des ensembles fixes de réactions (4). Les projets en cours au sein de notre groupe étudient actuellement comment les cycles autocatalytiques peuvent interagir de manière complexe, à l'instar des relations écologiques, générant potentiellement une grande diversité d'états stationnaires et ouvrant la voie à une dynamique darwinienne naissante. Bien que ce cadre permette de clarifier d'importants principes fondamentaux, il risque de négliger une propriété essentielle du monde réel, où la vie a émergé : l'immense diversité des objets chimiques possibles – notamment les macromolécules et les assemblages supramoléculaires – produits par des trajectoires contingentes ne représentant qu'une infime fraction de l'espace quasi infini des possibles. Projet de thèse : L'objectif de cette thèse est de surmonter ces limitations en concevant et en explorant une nouvelle approche de modélisation. Dans cette approche, seules des règles chimiques sont initialement spécifiées, générant des réseaux chimiques illimités qui s'étendent progressivement et de manière stochastique dans un espace chimique infini. Les développements préliminaires suggèrent que la prise en compte explicite d'un nombre fini de particules discrètes constitue un moyen efficace de mettre en œuvre ce cadre : dans ce contexte, les effets du hasard interviennent naturellement et seul un sous-ensemble des trajectoires possibles est exploré. Dans ces simulations, les vecteurs de concentration évoluent dynamiquement par une combinaison de processus déterministes et stochastiques, produisant une dynamique qui ne sera que partiellement reproductible. Étant donné le rôle crucial du hasard dans l'évolution biologique, nous pensons que ce nouveau schéma de modélisation nous permettra de mieux comprendre comment la sélection naturelle doit être envisagée au-delà du contexte biologique Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Compétences attendues

Sujet de thèse :Contexte :Du point de vue de la biologie évolutive, comprendre l'origine de la vie revient à comprendre comment la sélection naturelle peut émerger dans un monde non biologique, régi par des processus purement physico-chimiques (1). Atteindre cet objectif exige une articulation explicite de la théorie de l'évolution avec la physique et la chimie. Or, le problème demeure complexe, car les éléments fondamentaux de la pensée évolutionniste – des populations d'objets autoréplicatifs présentant une variation héréditaire – restent à formuler pleinement dans un cadre prébiotique (2, 3). Une approche prometteuse repose sur la modélisation mathématique : simuler des systèmes ouverts obéissant aux lois fondamentales de la thermodynamique et suivre les comportements dynamiques susceptibles d'être interprétés comme des processus darwiniens émergents. Dans ce contexte, notre équipe a développé un premier modèle, centré sur le comportement des cycles autocatalytiques au sein de réseaux chimiques prédéfinis et délimités, reliant des ensembles fixes d'objets chimiques par des ensembles fixes de réactions (4). Les projets en cours au sein de notre groupe étudient actuellement comment les cycles autocatalytiques peuvent interagir de manière complexe, à l'instar des relations écologiques, générant potentiellement une grande diversité d'états stationnaires et ouvrant la voie à une dynamique darwinienne naissante. Bien que ce cadre permette de clarifier d'importants principes fondamentaux, il risque de négliger une propriété essentielle du monde réel, où la vie a émergé : l'immense diversité des objets chimiques possibles – notamment les macromolécules et les assemblages supramoléculaires – produits par des trajectoires contingentes ne représentant qu'une infime fraction de l'espace quasi infini des possibles. Projet de thèse :L'objectif de cette thèse est de surmonter ces limitations en concevant et en explorant une nouvelle approche de modélisation. Dans cette approche, seules des règles chimiques sont initialement spécifiées, générant des réseaux chimiques illimités qui s'étendent progressivement et de manière stochastique dans un espace chimique infini. Les développements préliminaires suggèrent que la prise en compte explicite d'un nombre fini de particules discrètes constitue un moyen efficace de mettre en œuvre ce cadre : dans ce contexte, les effets du hasard interviennent naturellement et seul un sous-ensemble des trajectoires possibles est exploré. Dans ces simulations, les vecteurs de concentration évoluent dynamiquement par une combinaison de processus déterministes et stochastiques, produisant une dynamique qui ne sera que partiellement reproductible. Étant donné le rôle crucial du hasard dans l'évolution biologique, nous pensons que ce nouveau schéma de modélisation nous permettra de mieux comprendre comment la sélection naturelle doit être envisagée au-delà du contexte biologiqueVoir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil attendu

Contraintes et risques :

Conditions d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

La recherche doctorale en chimie prébiotique se positionne à l'intersection de la biologie évolutive, de la chimie et de la physique. Le doctorant ou la doctorante contribuera à élucider comment les mécanismes de sélection naturelle ont pu émerger dans un environnement non biologique, régi par des processus physico-chimiques. Il s'agit d'explorer mathématiquement les dynamiques de systèmes ouverts thermodynamiquement, particulièrement les cycles autocatalytiques, pour identifier des processus darwiniens émergents. Ce travail s'inscrit dans une quête fondamentale : comprendre l'origine de la vie.

Le recrutement dans ce cadre

Un contrat doctoral au CNRS relève de la catégorie A de la fonction publique d'État. Ce type de recrutement combine formation par la recherche et contribution aux travaux du laboratoire, avec un encadrement scientifique structuré. L'accès à des ressources de recherche d'envergure nationale et l'intégration à une équipe confirmée constituent les atouts majeurs. Une thèse au CNRS ouvre des perspectives vers des postdoctorats ou des carrières en recherche académique ou privée.

Conseils pour candidater

  • Démontrer une solide compréhension des concepts en théorie de l'évolution, thermodynamique et modélisation mathématique ; tout travail antérieur (mémoire, projets) combinant ces champs sera un atout décisif.
  • Exposer clairement sa motivation pour la modélisation de systèmes complexes et l'émergence de propriétés biologiques à partir de mécanismes physicochimiques ; éviter les généralités sur « l'intérêt pour la recherche ».
  • Constituer un dossier avec lettres de recommandation de chercheurs capables d'évaluer la capacité à conduire un travail exploratoire interdisciplinaire et exigeant.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. UMR5558-NATARB-114Fonction publique d'État

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