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PostePublic
FP d'État Cat. AEmploi ouvert uniquement aux contractuelsRecherche & InnovationIl y a 8 jours

Compréhension et modélisation des réactions de brunissement au cours du séchage et du stockage des poudr

Institut Agro (ouvre un nouvel onglet) — Institut Agro

Localisation
Ille et Vilaine (35), France (35)
Télétravail
Oui
Publication
4 septembre 2026
Date limite
3 octobre 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Contexte et objectif Beaucoup de denrées alimentaires sont transformées en poudres car cette forme sèche leur confère une durée de vie allongée tout en facilitant leur stockage et transport par réduction de la teneur en eau et du volume des produits. La filière laitière est tout particulièrement concernée, avec 12 millions de tonnes de poudres laitières produites annuellement à l’échelle globale, permettant le report des produits laitiers de 1 à 3 ans. Ces poudres sont obtenues par une succession d’opérations unitaires thermiques (traitement thermique, concentration, séchage) qui, compte tenu de la composition complexe des matrices laitières (eau, matière grasse, protéines, minéraux), sont à l’origine des réactions chimiques induites par la chaleur (réactions de Maillard, caramélisation et dénaturation/agrégation des protéines). Ces réactions altèrent la qualité d’origine des produits et se poursuivent à l’état sec au cours du vieillissement, durant le stockage et le transport. Parmi elles, le brunissement non enzymatique résultant principalement des réactions de Maillard est un phénomène particulièrement indésirable, car il altère considérablement les propriétés nutritionnelles, sensorielles et fonctionnelles des poudres [1]. Il est donc primordial de comprendre les mécanismes à l’origine de ces évolutions afin de prédire la durée de vie d’une poudre, d’autant plus dans un contexte de changement climatique et de mondialisation des échanges où il n’est pas rare que ces produits soient exposés à des températures supérieures ou égales à 60 °C sur plusieurs semaines [2]. La tâche n’est pas aisée dû au manque des connaissances sur les réactions de brunissement dans les produits laitiers secs. Quelques travaux ont été conduits sur des systèmes modèles liquides, certains proposant des modèles cinétiques [3], mais les résultats ne sont pas directement transposables aux poudres, la mobilité des précurseurs en milieu liquide étant très supérieure à celle observée dans un milieu en cours de changement d’état puis solide. Sur le plan mécanistique, peu d’études existent. Les travaux cinétiques de Miao et Roos [4, 5] sur des systèmes modèles séchés par atomisation ont montré que les vitesses de réactions des réactions de brunissement non-enzymatique au cours du stockage augmentent à la fois avec la teneur en eau et la température, soulignant que la température de transition vitreuse ne constitue pas le seul absolu pour la cinétique réactionnelle. Norwood et al. (2017) [6] ont souligné l’impact de la teneur en lactose sur le brunissement et la dénaturation des protéines au cours du stockage à faible activité de l’eau, tandis que Paul et al. (2022) [7] ont montré que le brunissement au cours du stockage à forte activité de l’eau était indépendant de la teneur en lactose, étant plutôt déterminé par le niveau initial de protéines alcoylées. Pour voir la suite des informations, lien suivant : https://institut-agro.recrutement-talents.fr/

Compétences attendues

Contexte et objectifBeaucoup de denrées alimentaires sont transformées en poudres car cette forme sèche leur confère une durée de vie allongée tout en facilitant leur stockage et transport par réduction de la teneur en eau et du volume des produits. La filière laitière est tout particulièrement concernée, avec 12 millions de tonnes de poudres laitières produites annuellement à l’échelle globale, permettant le report des produits laitiers de 1 à 3 ans. Ces poudres sont obtenues par une succession d’opérations unitaires thermiques (traitement thermique, concentration, séchage) qui, compte tenu de la composition complexe des matrices laitières (eau, matière grasse, protéines, minéraux), sont à l’origine des réactions chimiques induites par la chaleur (réactions de Maillard, caramélisation et dénaturation/agrégation des protéines). Ces réactions altèrent la qualité d’origine des produits et se poursuivent à l’état sec au cours du vieillissement, durant le stockage et le transport. Parmi elles, le brunissement non enzymatique résultant principalement des réactions de Maillard est un phénomène particulièrement indésirable, car il altère considérablement les propriétés nutritionnelles, sensorielles et fonctionnelles des poudres [1]. Il est donc primordial de comprendre les mécanismes à l’origine de ces évolutions afin de prédire la durée de vie d’une poudre, d’autant plus dans un contexte de changement climatique et de mondialisation des échanges où il n’est pas rare que ces produits soient exposés à des températures supérieures ou égales à 60 °C sur plusieurs semaines [2].La tâche n’est pas aisée dû au manque des connaissances sur les réactions de brunissement dans les produits laitiers secs. Quelques travaux ont été conduits sur des systèmes modèles liquides, certains proposant des modèles cinétiques [3], mais les résultats ne sont pas directement transposables aux poudres, la mobilité des précurseurs en milieu liquide étant très supérieure à celle observée dans un milieu en cours de changement d’état puis solide. Sur le plan mécanistique, peu d’études existent. Les travaux cinétiques de Miao et Roos [4, 5] sur des systèmes modèles séchés par atomisation ont montré que les vitesses de réactions des réactions de brunissement non-enzymatique au cours du stockage augmentent à la fois avec la teneur en eau et la température, soulignant que la température de transition vitreuse ne constitue pas le seul absolu pour la cinétique réactionnelle. Norwood et al. (2017) [6] ont souligné l’impact de la teneur en lactose sur le brunissement et la dénaturation des protéines au cours du stockage à faible activité de l’eau, tandis que Paul et al. (2022) [7] ont montré que lebrunissement au cours du stockage à forte activité de l’eau était indépendant de la teneur en lactose, étant plutôt déterminé par le niveau initial de protéines alcoylées.Pour voir la suite des informations, lien suivant :https://institut-agro.recrutement-talents.fr/

Profil attendu

Formation : Master 2/diplôme d’ingénieur ou équivalent en génie chimiques, génie des procédés, physique ou sciences des aliments. Compétences : • Fort intérêt pour l’expérimentation en laboratoire (procédés, physico-chimie, techniques analytiques) • Bases en modélisation et en programmation scientifique (Python, Matlab, R) • Connaissances en génie des procédés (transferts de chaleur et de matière) et/ou en chimie des aliments. Aptitudes recherchées : • Curiosité scientifique et prise d’initiative • Autonomie, rigueur et bonnes capacités d’organisation et de travail en équipe • Anglais courant (rédaction d'articles, présentations en conférences).

Informations complémentaires

Contact : Jeehyun LEE, enseignante-chercheuse [email protected] Dépôt de candidature avant le 04 octobre 2026 : https://institut-agro.recrutement-talents.fr/ Joindre : • CV détaillé • Lettre de motivation • Relevé des notes des deux dernières années d’étude • Lettres de recommandation Conditions d'accueil : Contrat : contrat doctoral de 36 mois Rémunération : selon la grille en vigueur du contrat doctoral Lieu : 65 rue de Saint Brieuc, 35000 Rennes Date de début : à partir du 1er janvier ou 1er février 2027

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce poste de recherche porte sur un enjeu majeur de l'industrie agroalimentaire : préserver la qualité nutritionnelle et organoleptique des poudres alimentaires, en particulier laitières, lors de leur fabrication et stockage. Les réactions chimiques induites par la chaleur (Maillard, caramélisation, dégradation protéique) dégradent progressivement ces produits. Le chercheur ou la chercheuse devra modéliser et comprendre ces mécanismes pour proposer des solutions permettant d'allonger leur durée de vie sans altération qualitative—un défi scientifique direct au service d'une filière stratégique.

Le recrutement dans ce cadre

Il s'agit d'un recrutement en contrat (non titulaire), en catégorie A, typique des postes de recherche en établissements publics. Cette modalité offre une flexibilité appréciée en recherche, bien que sans les garanties statutaires de la titularisation. L'évolution passe généralement par des promotions ou changements de contrat vers d'autres postes ou vers la titularisation selon les opportunités institutionnelles.

Conseils pour candidater

  • Valoriser l'expérience expérimentale concrète (stages, mémoire) en laboratoire d'analyse ou en procédés thermiques ; montrer des résultats chiffrés ou des publications si possible.
  • Démontrer une maîtrise effective de Python ou Matlab avec exemples concrets (modèles cinétiques, traitement de données), car la modélisation est centrale au poste.
  • Structurer la lettre autour de la compréhension du problème scientifique (cinétique des réactions de brunissement) plutôt que sur des compétences générales.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. 2026-2400119Fonction publique d'État

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