FP d'État Cat. AEmploi ouvert uniquement aux contractuelsIl y a 9 jours
These de doctorat en géochimie expérimentale pour les géoressources (H/F)
Localisation
Haute Garonne (31), France (31)
Niveau d'études
Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
Publication
3 septembre 2026
Date limite
25 septembre 2026
Domaine
Recherche
Missions principales
Sujet de thèse :
Nous recherchons un candidat pour un projet de thèse de doctorat intitulé « Impact des interactions entre les fluides hydrothermaux et le carbone organique sur la formation des géoressources en métaux stratégiques », dont le démarrage est idéalement prévu en novembre 2026.
Ce projet vise à combler l’une des principales lacunes dans notre connaissance des géoressources en métaux stratégiques : le rôle du carbone organique (pétrole, schiste, bitume, graphite), auquel ces métaux sont étroitement associés au sein de leurs gisements. Quelle est la nature de cette association : hasard ou symbiose ? La matière organique agit-elle comme une source ou comme un piège pour les métaux ? Comment les interactions fluide-matière organique influencent-elles la durée de la formation des gisements et leur évolution ultérieure ?
Pour répondre à ces questions cruciales, ce travail de thèse consistera à étudier en détail, in situ et dans des conditions de laboratoire contrôlées, la réaction clé au cœur de ces interactions – la réduction thermochimique des sulfates (TSR) – entre le fluide hydrothermal métallifère et le carbone organique. Nous mettrons en œuvre une méthodologie innovante combinant des mesures de solubilité, de la spectroscopie in situ et de la modélisation physico-chimique. Les nouvelles données sur la spéciation chimique, la solubilité des métaux et les vitesses de réaction obtenues dans ces systèmes de laboratoire aux conditions contrôlées seront transposées aux contextes naturels des gisements sédimentaires et hydrothermaux de métaux de base et critiques associés des Pyrénées. Grâce à la synergie entre la chimie physique et les géosciences, nous espérons établir de nouveaux traceurs géochimiques permettant de mieux comprendre les sources de métaux, les mécanismes et vitesses de dépôt et le véritable rôle du carbone organique dans la formation des géoressources.
Ce travail de thèse s'appuiera sur une approche combinée reposant sur quatre méthodologies complémentaires: 1) des expériences en réacteur hydrothermal à Toulouse, dans des conditions contrôlées, pour étudier la solubilité de certains métaux (Zn, Cu, Co, Mo, Ge et Au) dans des fluides hydrothermaux en présence de soufre et de composés de carbone organique, associées à une gamme de techniques analytiques disponibles à Toulouse (MEB, EPMA, MET, ICP-MS, ICPAES). 2) Spectroscopie Raman in situ pour caractériser la spéciation du soufre et du carbone au cours des réactions TSR, à l’aide de techniques utilisant une cellule hydrothermale à enclumes de diamant et des capillaires en silice, ainsi que d’autres méthodes complémentaires (RPE et RMN). 3) Spectroscopie d’absorption des rayons X sur synchrotron pour mesurer in situ et en temps réel la spéciation et la solubilité de métaux sélectionnés dans le fluide au cours des réactions TSR. 4) Modélisation physico-chimique visant à déterminer les paramètres thermodynamiques fondamentaux
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Compétences attendues
Sujet de thèse :Nous recherchons un candidat pour un projet de thèse de doctorat intitulé « Impact des interactions entre les fluides hydrothermaux et le carbone organique sur la formation des géoressources en métaux stratégiques », dont le démarrage est idéalement prévu en novembre 2026.Ce projet vise à combler l’une des principales lacunes dans notre connaissance des géoressources en métaux stratégiques : le rôle du carbone organique (pétrole, schiste, bitume, graphite), auquel ces métaux sont étroitement associés au sein de leurs gisements. Quelle est la nature de cette association : hasard ou symbiose ? La matière organique agit-elle comme une source ou comme un piège pour les métaux ? Comment les interactions fluide-matière organique influencent-elles la durée de la formation des gisements et leur évolution ultérieure ? Pour répondre à ces questions cruciales, ce travail de thèse consistera à étudier en détail, in situ et dans des conditions de laboratoire contrôlées, la réaction clé au cœur de ces interactions – la réduction thermochimique des sulfates (TSR) – entre le fluide hydrothermal métallifère et le carbone organique. Nous mettrons en œuvre une méthodologie innovante combinant des mesures de solubilité, de la spectroscopie in situ et de la modélisation physico-chimique. Les nouvelles données sur la spéciation chimique, la solubilité des métaux et les vitesses de réaction obtenues dans ces systèmes de laboratoire aux conditions contrôlées seront transposées aux contextes naturels des gisements sédimentaires et hydrothermaux de métaux de base et critiques associés des Pyrénées. Grâce à la synergie entre la chimie physique et les géosciences, nous espérons établir de nouveaux traceurs géochimiques permettant de mieux comprendre les sources de métaux, les mécanismes et vitesses de dépôt et le véritable rôle du carbone organique dans la formation des géoressources.Ce travail de thèse s'appuiera sur une approche combinée reposant sur quatre méthodologies complémentaires: 1) des expériences en réacteur hydrothermal à Toulouse, dans des conditions contrôlées, pour étudier la solubilité de certains métaux (Zn, Cu, Co, Mo, Ge et Au) dans des fluides hydrothermaux en présence de soufre et de composés de carbone organique, associées à une gamme de techniques analytiques disponibles à Toulouse (MEB, EPMA, MET, ICP-MS, ICPAES). 2) Spectroscopie Raman in situ pour caractériser la spéciation du soufre et du carbone au cours des réactions TSR, à l’aide de techniques utilisant une cellule hydrothermale à enclumes de diamant et des capillaires en silice, ainsi que d’autres méthodes complémentaires (RPE et RMN). 3) Spectroscopie d’absorption des rayons X sur synchrotron pour mesurer in situ et en temps réel la spéciation et la solubilité de métaux sélectionnés dans le fluide au cours des réactions TSR. 4) Modélisation physico-chimique visant à déterminer les paramètres thermodynamiques fondamentaux Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil attendu
Contraintes et risques :
néant
Conditions d'exercice
Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
Métier de référence
Chercheuse / Chercheur
Réf. UMR5563-GLEPOK-002Fonction publique d'État