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PostePublic
FP Territoriale Cat. AEmploi ouvert aux titulaires et aux contractuelsRecherche & InnovationIl y a 18 jours

Post-doctorant·e en biochimie/chimie (H/F)

Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris (ouvre un nouvel onglet) — Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris

Localisation
Paris (75), France (75)
Publication
25 août 2026
Domaine
Recherche
Secteur
Recherche & Innovation

Missions principales

Le/la postdoctorant(e) sera recruté(e) pour travailler sur le projet PEPR Origins. Il/elle étudiera l’émergence de la sélection naturelle dans des réactions autocatalytiques compartimentées. La compartimentation est essentielle pour permettre la sélection de réseaux de molécules autoréplicatives et dépasser les seuils d’erreur de la réplication. Les principes généraux par lesquels la croissance des protocellules se couple avec les réactions chimiques qu’elles contiennent restent inconnus. En effet, ces principes ne peuvent être directement déduits de la biologie telle que nous la connaissons, car cette dernière repose sur des mécanismes hautement évolués. Ici, nous utiliserons la technologie de la microfluidique en gouttelettes pour compartimenter des réactions autocatalytiques et étudier les conditions physico-chimiques favorisant la croissance et la division des compartiments. La réaction de formose est un système autocatalytique de petites molécules catalysé par une base et des cations divalents, dans lequel le formaldéhyde (C1) réagit avec le glycolaldéhyde (C2) pour générer, après tautomérisation, la dihydroxyacétone (C3), qui réagit à nouveau avec C1 pour former, après une autre tautomérisation, de l’aldotétrose (C4). Le C4 peut se diviser en deux molécules de C2, chacune pouvant initier un nouveau cycle, rendant ainsi le système autocatalytique (en réalité, le système est beaucoup plus complexe, générant des sucres de type ≥C7 et comprenant de multiples cycles autocatalytiques ainsi que des réactions concomitantes). Au cours du projet, les systèmes autocatalytiques décrits ci-dessus seront compartimentés. Pour cela, nous utiliserons la microfluidique en gouttes. Le/la postdoctorant(e) aura pour mission de démontrer expérimentalement le couplage entre la réplication, la croissance et la division des compartiments. Il/elle bénéficiera de l'expertise du laboratoire en évolution dirigée, microfluidique et conception moléculaire par apprentissage automatique. Le projet est financé par le programme PEPR Origins. Ce poste est situé dans un secteur couvert par la protection du potentiel scientifique et technique (PPST) et nécessite donc, conformément à la réglementation, que l’arrivée du/de la candidat(e) sélectionné(e) soit autorisée par l'autorité compétente du MESR.

Compétences attendues

Le/la postdoctorant(e) sera recruté(e) pour travailler sur le projet PEPR Origins. Il/elle étudiera l’émergence de la sélection naturelle dans des réactions autocatalytiques compartimentées.La compartimentation est essentielle pour permettre la sélection de réseaux de molécules autoréplicatives et dépasser les seuils d’erreur de la réplication. Les principes généraux par lesquels la croissance des protocellules se couple avec les réactions chimiques qu’elles contiennent restent inconnus. En effet, ces principes ne peuvent être directement déduits de la biologie telle que nous la connaissons, car cette dernière repose sur des mécanismes hautement évolués. Ici, nous utiliserons la technologie de la microfluidique en gouttelettes pour compartimenter des réactions autocatalytiques et étudier les conditions physico-chimiques favorisant la croissance et la division des compartiments.La réaction de formose est un système autocatalytique de petites molécules catalysé par une base et des cations divalents, dans lequel le formaldéhyde (C1) réagit avec le glycolaldéhyde (C2) pour générer, après tautomérisation, la dihydroxyacétone (C3), qui réagit à nouveau avec C1 pour former, après une autre tautomérisation, de l’aldotétrose (C4). Le C4 peut se diviser en deux molécules de C2, chacune pouvant initier un nouveau cycle, rendant ainsi le système autocatalytique (en réalité, le système est beaucoup plus complexe, générant des sucres de type ≥C7 et comprenant de multiples cycles autocatalytiques ainsi que des réactions concomitantes). Au cours du projet, les systèmes autocatalytiques décrits ci-dessus seront compartimentés. Pour cela, nous utiliserons la microfluidique en gouttes.Le/la postdoctorant(e) aura pour mission de démontrer expérimentalement le couplage entre la réplication, la croissance et la division des compartiments. Il/elle bénéficiera de l'expertise du laboratoire en évolution dirigée, microfluidique et conception moléculaire par apprentissage automatique.Le projet est financé par le programme PEPR Origins.  Ce poste est situé dans un secteur couvert par la protection du potentiel scientifique et technique (PPST) et nécessite donc, conformément à la réglementation, que l’arrivée du/de la candidat(e) sélectionné(e) soit autorisée par l'autorité compétente du MESR.

Profil attendu

Doctorant·e en chimie ou biochimie ou domaines reliés. Expertises en biochimie moléculaire, chromatographie, microfluidique. La flexibilité, l'autonomie, la capacité de travailler dans une équipe hautement multidisciplinaire et dans un consortium de recherche interactif, sont des qualités essentielles pour ce poste.

Informations complémentaires

Modalités de recrutement Début : Février 2027 Durée : 12 mois Salaire : en fonction du profil et de l’expérience professionnelle Diplôme souhaité : Doctorat Contacts CV et lettre de motivation à envoyer à [email protected] Lieu A l’attention de Prof. Andrew GRIFFITHS ESPCI Paris - LBC 10 Rue Vauquelin - 75005 Paris

Métier de référence

Chercheuse / Chercheur

Comprendre ce poste

Ce post-doctorat d'excellence se situe dans une problématique scientifique fondamentale : comment la vie s'organise-t-elle chimiquement ? Le/la postdoctorant·e travaillera sur les conditions initiales de l'émergence de la sélection naturelle, en utilisant la microfluidique pour créer et étudier des systèmes compartimentés. Il s'agit moins de développer une application directe que de décrypter les mécanismes physico-chimiques qui permettent à des molécules simples de s'auto-réplicer et de se sélectionner – une question ancrée dans l'origine de la vie sur terre.

Le recrutement dans ce cadre

Ce poste relève de la catégorie A (versant FPT) et accueille indifféremment des titulaires de doctorat titularisés et des contractuels en emploi limité. En recherche publique, les post-doctorats constituent une étape-clé de consolidation, avec des perspectives d'évolution selon le profil : stabilisation en tant que chargé·e de recherche, passage à une position permanente d'enseignant-chercheur, ou progression vers l'industrie/innovation.

Conseils pour candidater

  • Documentez précisément votre maîtrise expérimentale de la microfluidique en gouttelettes et de la chromatographie : ce ne sont pas des atouts génériques ici, mais des compétences directement mobilisables. Un lien clair entre votre parcours doctoral et le projet PEPR Origins augmente votre visibilité.
  • Mettez l'accent sur votre capacité à collaborer dans un consortium multidisciplinaire (mathématiciens, physiciens, chimistes). Donnez des exemples concrets d'expériences où vous avez dû valider vos résultats avec des partenaires externes.
  • Préparez une réflexion personnelle sur la pertinence scientifique de ce projet pour votre carrière post-doctorale et au-delà : c'est un signal que vous n'envisagez pas le post-doctorat comme simple interlude.

Éclairage rédigé par PostePublic pour contextualiser cette offre.

Réf. 2026-2390709Fonction publique territoriale

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